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otage, suisse, mali

Alors que la diplomatie français s’est agacée du retour de l’ex-otage franco-suisse Sophie Pétronin au Mali et élude la question d’une intervention de la France en cas d’une hypothétique nouvelle prise d’otage, son fils assure qu’elle ne prend pas le moindre risque et “ne pense pas qu’aucun contribuable français ait participé à sa libération”.

Après que le retour de Sophie Pétronin au Mali, où elle a été retenue en otage pendant quatre ans avant d’être libérée l’année dernière, a déclenché un tonnerre de critiques, son fils, Sébastien Chadaud-Pétronin, a commenté son départ auprès de la télévision suisse RTS.

Un départ qui a notamment fait vivement réagir le ministre français des Affaires étrangères, révolté par le fait que l’ex-otage franco-suisse reparte après que les services secrets et les militaires ont été mobilisés pendant plusieurs mois, voire plusieurs années pour essayer de la sortir de sa condition d’otage.

“Si elle est bien au Mali, qu’elle y reste!”, s’est-il emporté, en s’abstenant de répondre à la question de savoir si la France interviendrait une deuxième fois en cas d’une hypothétique nouvelle prise d’otage.

Sébastien Chadaud-Pétronin a cependant écarté tout danger possible pour sa mère dans la capitale malienne où elle aurait retrouvé la joie de vivre.

“Je n’ai pas l’impression qu’elle prenne le moindre risque. Elle vit à Bamako comme 8.000 Français, avec en plus tout un protocole de sécurité. Elle est discrète, elle n’embête personne, elle ne sort pas de son appartement, donc je pense qu’on peut la laisser terminer sa vie comme elle a envie de le faire”, a-t-il expliqué.

Un “vilain jeu” des autorités françaises

Il a précisé que la situation dans la capitale était plus sûre qu’ailleurs dans le pays et que lui-même aurait trouvé choquant et indécent si sa mère était retournée en zone rouge, en zone de guerre.

“Mais les autorités françaises ont joué un vilain jeu de faire un amalgame entre la zone de conflit et Bamako […] où il n’y a aucun problème d’enlèvements ou d’attentats depuis pas mal d’années.”

Répondant aux critiques concernant le versement d’une rançon par la France ou la libération de sa mère en échange d’environ 200 djihadistes, il a déploré que certains hommes politiques fassent preuve d’une telle crédulité face aux rumeurs.

Pis encore, Sébastien Chadaud-Pétronin a remis en question le rôle de la France dans l’opération.

“Ma mère n’a pas été échangée à l’aide de djihadistes et encore moins à l’aide d’une rançon. Cela s’est fait dans un processus global de libération qui incluait aussi un Premier ministre et deux otages italiens. Je crois que ce sont les Maliens qui étaient aux commandes de cette opération et non les Français, et je ne pense pas qu’aucun contribuable français ait participé à sa libération.”

“Malheureuse” dans “une prison dorée”

Il a également expliqué pourquoi sa mère n’avait pas voulu rester chez lui à Neuchâtel où elle n’était pas heureuse.

“Sortir de quatre ans de captivité pour finalement être cloîtrée, être assignée à résidence, ce n’est pas recouvrir [sic] sa liberté”, estime-t-il, concernant son choix de retourner à Bamako.

“On a essayé de tout faire pour qu’elle puisse retrouver la joie de vivre, mais ça n’a pas suffi. En Suisse, elle était dans une prison dorée. Elle était malheureuse. Je ne l’ai pas emmenée du jour au lendemain, ça a été douloureux pour moi de le faire. Mais l’objectif était qu’elle puisse retrouver la joie de vivre.”

“Je suis au Mali depuis un moment”

Sophie Pétronin s’était installée au Mali depuis près de 20 ans et y avait dirigé une ONG venant en aide aux enfants souffrant de malnutrition. Elle avait été enlevée en décembre 2016 à Gao, dans le nord du pays, et détenue par un groupe affilié à Al-Qaïda*. Elle a été libérée le 8 octobre 2020.

“Oui, je suis au Mali depuis un moment. Mais je ne suis pas inquiète et je ne suis pas inquiétée. Je me porte bien. Et je suis heureuse d’être là où je suis. Je n’embête personne et personne ne m’embête”, a-t-elle commenté sur son retour, jointe par téléphone par l’AFP.

*Organisation terroriste interdite en Russie





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