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par Mikhail Gamandiy-Egorov.

La Chine célèbre le cinquantième anniversaire de la restauration de son siège onusien. À ce titre, il apparait aujourd’hui clairement que le contrepoids actuel au sein de l’ONU face aux forces occidentales représente indéniablement une orientation de première importance pour tous les pays partisans de l’ordre multipolaire.

De façon générale, les actions souvent conjointes de la Chine et de la Russie, constituant depuis maintenant plusieurs années un bloc soudé au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU, représentent tout simplement les règles propres au monde multipolaire actuel. Et dans le cadre de ces règles, toute posture à visée hégémonique d’une minorité s’étant autoproclamée être la communauté internationale, qu’elle n’est pas et qu’elle ne représente pas, trouvera une ferme opposition de la part de ces deux pays, étant tout simplement deux des trois principales puissances mondiales.

Cette date du 50ème anniversaire de la restauration du siège légitime de la République populaire de Chine aux Nations unies, a non seulement aujourd’hui une grande importance pour Pékin, mais plus généralement pour tous ceux qui se revendiquent du multilatéralisme et du concept multipolaire. D’ailleurs, plusieurs des ambassadeurs en poste en Chine, notamment de Russie, d’Iran, de Cuba, du Zimbabwe et de l’Union africaine (UA) – n’ont pas manqué de saluer le rôle de l’État chinois à l’ONU dans la défense du multilatéralisme, ainsi que le fait d’être une grande puissance internationale responsable.

Pour Andreï Denissov, l’ambassadeur russe en Chine « il ne fait aucun doute que la dégradation des organisations internationales en temps de crises entraînera de graves conséquences au niveau mondial. C’est pourquoi la Russie et la Chine, deux membres responsables de la communauté internationale, continuent de soutenir l’ONU et de faire avancer son programme positif et unificateur ». En ajoutant que les deux pays développaient leur politique étrangère de manière constructive et flexible, montrant la volonté de faire des compromis mais sur la base du respect mutuel et d’un équilibre des intérêts.

De son côté, l’ambassadeur de l’Iran Mohammad Keshavarzzadeh, note qu’au cours du dernier demi-siècle, la Chine a joué un rôle majeur dans l’opposition à l’unilatéralisme et dans la défense du multilatéralisme : « La Chine s’oppose toujours à l’approche humiliante et est considérée comme une source d’inspiration pour d’autres nations indépendantes. L’Iran et la plupart des pays en développement du monde espèrent tirer davantage de bienfaits du rôle constructif que joue la Chine en tant que grande puissance économique responsable ». Le représentant iranien a également fait référence à l’Initiative chinoise de la Ceinture et la Route – dans le cadre de laquelle la collaboration améliorera la création de richesse et atténuera la pauvreté dans le monde.

Carlos Miguel Pereira, l’ambassadeur cubain en poste à Pékin, a déclaré de son côté que la République populaire de Chine est devenue un acteur essentiel du système onusien et que sa position progressiste a contribué à démocratiser les Nations unies, tout en promouvant le multilatéralisme. Il a également affirmé que « la présence de la Chine soutient le droit des peuples de tous les pays à l’autodétermination et contribue à l’avancement pratique et durable de l’agenda international de l’ONU ». Par ailleurs, Cuba félicite la voix ferme de Pékin à l’ONU contre l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures d’autres pays, de même que sa position contre les actes unilatéraux hostiles des États-Unis et d’autres puissances occidentales à l’encontre des pays progressistes.

Le représentant du Zimbabwe, l’un des principaux alliés africains de Pékin, Martin Chedondo, a quant à lui déclaré être heureux de constater que la Chine s’affirme aujourd’hui pour assurer le leadership mondial : « La vision chinoise pour la construction d’une communauté mondiale de destin, par exemple, est conçue pour la promotion du multilatéralisme et en qualité d’exemple de la gouvernance mondiale ».

Maintenant et en termes de perspectives, s’il est évident que le système onusien est souvent critiqué, et ce de façon justifiée, il demeure également indéniable que la présence au sein du Conseil de Sécurité de deux des trois plus grandes puissances internationales, par la même occasion résolument partisanes de l’ordre multipolaire dont elles sont les principales forces motrices, a créé un contrepoids ferme aux actions déstabilisatrices des USA et de leurs supplétifs occidentaux. À ce titre, les nombreux vétos conjoints sino-russes face aux actions occidentales ont non seulement permis de créer un casse-tête pour les nostalgiques de l’ère unipolaire, mais aussi et surtout ont largement contribué à défendre la souveraineté des peuples contre l’interférence néocoloniale : Syrie, Burundi, Venezuela,… – la liste n’est pas exhaustive.

Si de nombreux experts occidentaux ont longtemps fait propagé l’idée que l’alliance sino-russe ne sera pas un projet durable, il apparait aujourd’hui de façon claire et évidente à quel point leurs pronostics sont tombés à l’eau. Car au-delà de faire preuve d’une solidarité ferme dans une structure comme l’ONU, Pékin et Moscou ont le mérite de largement coordonner ensemble les processus d’intégration dans le grand espace eurasiatique, notamment au sein de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), et ce aussi bien dans le cadre économique que sur le plan militaro-sécuritaire. Cette coordination et cette solidarité s’appliquent d’ailleurs plus généralement sur pratiquement toute la scène internationale. Récemment, Wang Wenbin – porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères avait publié que la relation entre la Chine et la Russie n’est pas une alliance – mais mieux que toute alliance. Notant le caractère très spécial de cette relation dans un style propre à un représentant d’une grande civilisation.

Une chose est sûre : face au duo sino-russe et plus généralement face à l’axe des partisans de la multipolarité – les visées hégémoniques de l’axe atlantiste continueront fort certainement de subir des échecs retentissants. Enfin et tenant compte du fait que Pékin est l’un des plus grands contributeurs financiers de l’organisation onusienne, il serait peut-être également grand temps de réformer radicalement la formation des comités d’experts onusiens et plus généralement la politique en matière des ressources humaines de l’ONU. Car il est en effet anormal qu’à l’ère actuelle les cadres occidentaux ou affiliés à l’Occident soient privilégiés au détriment de l’écrasante majorité planétaire.

source : http://www.observateurcontinental.fr



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