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Leçons d’anti-néolibéralisme, émission 16

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entreprise, défaillance de gestion, cours d’anti-néolibéralisme, видео

Dans ce 16e cours “d’Anti-néolibéralisme”, Omar Aktouf explique à Sputnik les principes de gestion des entreprises énoncés par l’ingénieur français Henri Fayol, leurs similitudes avec ceux de Frederick Taylor et enfin leur faiblesse. Selon lui, “gérer avec cœur et bonté” est l’une des principales avancées apportées par Fayol.

Au XIXe et au début du XXe siècle, la généralisation de la machine, du moteur, du chemin de fer, etc. va apporter dans son sillage la conviction de la nécessité d’organiser le travail suivant des rouages bien réglés. La discipline la plus stricte, la spécialisation la plus poussée, la division du travail la plus détaillée et, enfin, la rationalité opératoire, le calcul scientifique et la prévision méticuleuse étaient les maîtres mots de cette nouvelle discipline, la gestion.

Après Frederick Winslow Taylor (1856-1915), qui a systématisé la recherche des rendements dans la manufacture et les usines et dont les travaux ont été qualifiés de “gestion scientifique du travail”, Henri Fayol (1841-1925), ingénieur français, est considéré comme le second pilier fondateur de la pensée administrative traditionnelle. Fayol a écrit le premier ouvrage traitant de gestion globale de l’entreprise et des tâches des dirigeants, “Administration industrielle et générale”, publié pour la première fois en 1916, alors qu’il avait déjà 75 ans.

Dans ce livre, Fayol appelle à la mise en œuvre dans la gestion des entreprises de principes tirés de sa longue expérience d’ingénieur et de directeur général d’une importante entreprise française.

En quoi consistent les principes énoncés par Fayol? En quoi il rejoint la pensée de Taylor? Son œuvre a-t-elle était respectée intégralement par la théorie du management moderne?

Dans ce seizième cours “d’Anti-néolibéralisme”, Omar Aktouf, professeur titulaire à HEC Montréal et membre du conseil scientifique d’ATTAC Québec, indique auprès de Sputnik que “Fayol est le premier haut dirigeant de son calibre à prendre le temps de réfléchir sur son action et d’en faire une présentation articulée et détaillée”.

“Partager les fruits de l’entreprise”

Bien que les travaux de Fayol ont connu un important succès, ils ne sont arrivés dans le monde anglo-saxon qu’avec la traduction de son livre en 1944 par Lyndall Urwick, colonel anglais et diplômé d’histoire d’Oxford.

“Il n’est pas rare d’entendre que Fayol était un officier de l’armée française”, affirme le professeur Aktouf, soulignant qu’”or, bien qu’il eût annoncé dans son livre une quatrième partie portant le titre +Leçons de la guerre+, il n’a fait partie d’aucun corps d’armée”. “Mais c’est un fait que les grandes écoles du genre de celle qu’il a fréquentée formaient des gestionnaires aussi bien pour l’armée que pour la fonction publique ou les entreprises”.

Dans le même sens, il explique que, tout comme Taylor, “Fayol préconise la centralisation de la planification et du contrôle, la fermeté et l’intransigeance quant au principe de discipline et d’obéissance, tout en consentant aux employés la liberté de s’organiser comme ils le souhaitent”.

L’une des recommandations ayant marqué l’œuvre d’Henri Fayol est celle “de gérer avec cœur et bonté, tout en suggérant de se séparer des employés incompétents au nom du devoir”, informe Omar Aktouf, ajoutant qu’il “vante également la communication verbale directe, sans formalisme, mais défend avec vigueur les principes de hiérarchie et d’unité de commandement”.

Par ailleurs, l’interlocuteur de Sputnik rappelle que “Fayol défend également le principe taylorien consistant à partager les fruits de l’entreprise avec mes ouvriers, d’être généreux avec eux et de penser à l’intérêt général, etc”.

“Son plus grand défaut”

Selon le professeur Aktouf, “l’œuvre de Fayol prête à une interprétation et à une utilisation abusives, et c’est là peut-être son plus grand défaut. Elle se présente comme une théorie à l’universalisme et au caractère scientifique presque indiscutables, alors qu’en vérité elle résulte de l’étude d’un cas très particulier [la mine de charbon où travaillait Fayol, ndlr], à une époque bien précise”.

En effet, Henri Fayol avait fait une bonne partie de sa carrière à la Commambault, une entreprise spécialisée dans les mines et les fonderies, un secteur qui était en pleine expansion à l’époque, surtout dans le contexte de guerre et de croissance du chemin de fer et de la métallurgie-sidérurgie en général.

Cette industrie, précise-t-il, “se caractérisait par une production continue et relativement constante et par le besoin d’amortir d’importants investissements de capitaux dans le temps. Ce qui restreint l’expérience de Fayol à une activité dont la planification était relativement assujettie au marché, faisant de la production son élément clé”.

Et de conclure: “Comment donc un seul cas dans un secteur aussi spécifique peut-il être érigé comme base de l’élaboration de principes ayant des prétentions universelles?”





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