1. Campagne de dons Octobre 2021

    Chers amis lecteurs. Nous lançons  une nouvelle campagne de dons pour ce mois d’Octobre et nous comptons sur vous pour nous aider à continuer notre travail de réinformation. Comme vous le savez, les sites alternatifs comme Réseau International se voient de plus en plus interdire l’accès aux plateformes publicitaires. Aussi, votre aide est cruciale pour nous permettre de résister aux pressions de toutes sortes que Big Tech exerce sur nous. Faites un don.

    Total dons 5 153,38 €

Les tensions militaires entre Pékin et Taipei ont atteint un sommet. Le ministre taïwanais de la Défense, Qiu Guozhen, a accusé la Chine de se préparer à la guerre et a déclaré que l’APL pourrait lancer une invasion à grande échelle dès 2025. Cela provoquera une grave crise internationale, car il est peu probable que les États-Unis se tiennent à l’écart – Washington a déclaré à plusieurs reprises qu’il défendrait certainement son allié. Voici un article de RIA Novosti sur la façon dont cela va se passer.

Raid aérien

La situation autour de Taïwan s’est brusquement aggravée en octobre. Depuis le début du mois, un total de près de 150 avions militaires chinois, dont des bombardiers stratégiques H-6 à capacité nucléaire, ont survolé l’espace aérien proche des côtes de l’île. Ils n’ont pas violé la frontière, mais les autorités taïwanaises sont très pessimistes et craignent un conflit ouvert.

« C’est la situation la plus inquiétante depuis plus de 40 ans que j’ai rejoint le service », a déclaré Qiu Guozhen au Parlement. « Une petite négligence ou une erreur de calcul pourrait déclencher une crise. Le parti communiste chinois a déjà la capacité d’envahir Taïwan, mais il n’a pas de prétexte. De plus, l’APL craint des pertes élevées. Nous ferons de notre mieux pour nous défendre contre cette menace, même si nous recherchons une coexistence pacifique avec la RPC ».

Chen Hu, membre senior du groupe de réflexion de Taipei, a expliqué à RIA Novosti que Pékin renforce activement son budget militaire et ses armements pour protéger ses intérêts économiques en mer de Chine méridionale, ainsi que pour ramener Taïwan sous sa juridiction. Selon lui, les puissances internationales influentes utilisent l’indépendance de la nation insulaire comme monnaie d’échange dans un jeu géopolitique contre la Chine. Taipei a le soutien total des États-Unis et de ses alliés. Naturellement, Washington n’ignore pas l’aggravation de la situation dans la région.

« Nous sommes profondément préoccupés par les activités militaires provocatrices de la Chine près de Taïwan, qui sont déstabilisatrices, lourdes d’erreurs de calcul et compromettent la paix et la stabilité dans la région », a déclaré le porte-parole du Département d’État, Ned Price. « Nous demandons à Pékin de mettre fin aux pressions et à la coercition militaires, diplomatiques et économiques exercées sur Taïwan. L’engagement américain envers Taipei est inébranlable et contribue à la paix. Nous continuerons à soutenir nos amis et alliés ».

Le Ministère chinois des Affaires étrangères a vivement réagi, exigeant que les États-Unis ne violent pas le principe d’une seule Chine et cessent d’aider les « séparatistes » en leur vendant des armes et en formant l’armée et la marine taïwanaises. Selon le Wall Street Journal, des instructeurs militaires américains opèrent sur l’île depuis plus d’un an – formant des unités spéciales des forces terrestres et de la marine.

Flotte expéditionnaire

Certes, Taïwan a toutes les raisons de craindre une invasion. En 2005, la Chine a adopté la loi antisécession, en vertu de laquelle elle s’est assuré le droit de recourir à la force militaire en cas de tentative de séparation de l’île de la « mère patrie » par des « éléments subversifs prônant l’indépendance de Taïwan ». Cela a suscité un vif tollé de la part des Américains, qui leur ont rappelé qu’il était inacceptable de résoudre le problème de l’unité de la Chine par la force.

À la même époque, Pékin a commencé à augmenter activement ses dépenses militaires. Une attention particulière a été apportée à la marine. En 15 à 20 ans, la Chine a construit, lancé et remis à la marine plus de 30 destroyers, 40 frégates, des dizaines de navires de ravitaillement et de sous-marins, y compris nucléaires. La marine de l’APL a même dépassé les États-Unis en ce qui concerne le nombre de fanions – plus de 300 aujourd’hui.

En 2017, le deuxième porte-avions chinois Shandong est sorti de la cale, qui, comme le premier, le Liaoning, est un « parent » de l’Amiral Kuznetsov de Russie. Il existe des plans pour un autre navire de ce type. Mais la Chine conçoit également des porte-avions plus lourds.

Toutefois, Taïwan s’inquiète surtout du développement du corps expéditionnaire chinois et de la construction de navires destinés à transporter des troupes avec des équipements et des armes sur de longues distances. Pékin possède plus de 80 navires de ce type, dont huit modernes du projet UDC 071, ainsi que le dernier type 075. Par ailleurs, son groupe aérien pourrait comprendre des hélicoptères d’attaque russes Ka-52K, les Chinois ayant depuis longtemps exprimé leur intérêt pour ces appareils.

Un champ d’entrainement idéal

Il est intéressant de noter qu’en juillet 2017, la dernière plateforme amphibie MLP 868 Donghaidao et les UDC du projet 071 Jinggangshan ont navigué vers les côtes de Djibouti pour construire la première base militaire chinoise à l’étranger. En dehors de la RPC, seuls les États-Unis disposent aujourd’hui de navires de type MLP (Mobile landing platform). Les Américains ont lancé le premier en 2013, avec seulement deux ans d’avance sur les Chinois.

Le Pentagone classe les MLP dans la catégorie des bases mobiles expéditionnaires destinées à soutenir des opérations amphibies de grande envergure à la fois près de ses frontières et à de grandes distances des emplacements de la base.

En substance, le Donghaidao est une unité navale autonome capable d’établir rapidement une tête de pont sur les côtes ennemies pour le débarquement des forces principales. Le navire dispose de cales spacieuses, de sa propre flottille de bateaux d’assaut amphibies, d’héliports et de logements pour les troupes. Il y a peu d’options pour savoir où la Chine peut envoyer des parachutistes.

En outre, la base de Djibouti ne vise pas seulement à consolider la présence militaire de la Chine dans le golfe d’Aden, qui revêt une importance stratégique pour le commerce mondial, et à étendre son influence internationale. Les étendues désertes de la côte africaine constituent un terrain d’entraînement idéal pour les opérations amphibies en territoire ennemi.


source : https://ria.ru

traduit par Avic pour Réseau International



-source-

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *