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par Patrick Reymond.

Le chef de l’OTAN souhaite « éviter une nouvelle Guerre froide », avé la Russie. Vue les circonstances, c’est surtout une guerre glaciale qui va se produire. L’invasion peut être même sibérienne, sans voir un seul popof. Eux, seront ben au chaud, avé leur-gaz-rien-qu’à-eux. Parce que pour le gaz US, c’est tintin, les asiatiques qui savent plus quoi foutre de leurs dollars, et ne pensent qu’à s’en débarrasser, peuvent toujours surenchérir plus haut. C’est d’ailleurs vrai pour toutes les quantités spots.

Cela s’appelle une foire d’empoigne, de l’inflation, et on trouve bien vite la voix du conflit.

La guerre de 100 ans recommence entre la France et l’Angleterre pour les iles anglo normandes, derniers débris de la présence anglaise. Paris menace de couper le jus à Londres. Ça tombe bien d’ailleurs ces conflits, quand les productions déclinent. On serre la ceinture du voisin. On peut même couper la totalité du câble avec Londres. Comme la guerre se ranime aux confins de l’Écosse, que le débris irlandais sont aux 2/3 cathos et que même le pays de Galles connait de l’agitation, on est vraiment de retour chez soi en 1450. Ah, ça fait plaisir !

D’ailleurs, le stress était déjà significatif chez le voisin godon. Quand on n’a plus de ressources, on développe massivement ce qui reste la seule voix de secours, dans ce cas d’espèce, l’éolien, ce qu’ont fait les godons, visiblement, sans emmerdeurs et sans états d’âme. Quand on voit les factures augmenter et les quantités diminuer, on fait ce qu’il faut. En France, on n’y est pas encore.

Comme North Stream II, arrive en Allemagne, je vous fiche aussi mon billet que le reichkanzler se comportera comme le premier président ukrainien venu en fureur retrouvé (vous avez vu ce jeu de mot ?), et pompera tout pour lui, et laissera les rogatons pour les autres.

Mais cela est connu et habituel. Les larves qui dirigent la Ve république en France se comportent bien plus vilement que les négociateurs de Vichy, qui eux, malgré les circonstances avaient visiblement plus de punch.

Dans le cas d’une baisse de l’approvisionnement énergétique, il est clair que l’empire européen est plus un poids pour l’Allemagne qu’un surcroit de puissance. Donc, l’empire sera liquidé.

D’ailleurs, tout à ses problèmes intérieurs, pas sûr que « l’Europe », n’intéresse ni la Chine, ni les USA.

Pénurie de charbon en Inde (mais tout le monde s’en fout), la pénurie charbonnière en Chine fait flamber les prix du charbon, et là, personne ne s’en fout. La Chine est dans une situation intenable.

En 2014, 70% de ses producteurs de charbon étaient déficitaires. Elle a bridé les importations pour faire remonter les prix du charbon, et les sauver, maintenant, ce sont les utilisateurs qui souffrent et peuvent difficilement remonter les prix (des producteurs d’électricité ont tout bonnement arrêté de produire, ils perdent moins d’argent).

Si les importations australiennes reprennent elles sont quand même poids plumes vis-à-vis des quantités exigées, elles ne satisferont pas tous les besoins, mais font prendre des risques.

En effet, par effet de levier, elles peuvent faire baisser le prix du charbon chinois, renvoyer les compagnies minières en déficit, tout en faisant monter encore les prix mondiaux… Même pas sûr que cela fasse baisser les prix mondiaux…

Bref, Chine et monde sont dans une situation totalement intenable. En plus, pas sûr que les infrastructures chinoises puissent simplement décharger le charbon australien, mon petit « doit » me disant un certain encombrement ou un encombrement certain des ports chinois… Probablement, cela ne ferait qu’ajouter au bordel ambiant. Pékin plafonne désormais la production des secteurs nous dit Mirlicourtois… En reprenant les niaiseries sur le réchauffement climatique et la transition. De fait la transition chinoise, c’est du charbon, au renouvelable, pour cause de déplétion. En outre, construire à grands coups de charbon, d’acier et de ciment, des villes vides, ça a des charmes, qui s’épuisent vite.

En bref, pour résumer, je crois que c’est le cardinal de Retz qui disait que dans certaines situations, il n’y a que des mauvais choix à faire.

Pour finir, je citerais un lecteur :

« Il ne faut confondre ressources et réserves, il y a bien plus deux cent milliards de tonnes de charbon dans le sous-sol US, mais les réserves exploitables, donc économiquement rentables, ne représentent qu’une petite fraction des ressources ».

En réalité, le plus grand gisement US est la powder river. L’USGS l’a transpercé (rapport de 2015) de 30 000 forages pour arriver au décompte suivant : 1150 gigatonnes (short) de gisement, 25 exploitables, 5 exploitées. Si les prix flambent aux USA, il est vraisemblable que les compagnies charbonnières en profitent, non pour investir, mais pour améliorer leurs capacités financières, et cela intéressera fort les créanciers lésés lors de leurs dépôts de bilans (la quasi-totalité du secteur) et les administrateurs de faillite… 12 milliards de tonnes en exploitation aux USA, pour des réserves estimées à 228 milliards. De fait, ces 228 milliards sont très optimistes, d’ailleurs, les « réserves recouvrables », baissent deux fois plus vite qu’elles ne sont exploitées : 13 201 « short tonnes » en 2020 contre 14 151 en 2019, avec une production de 535 ? la baisse est de 950, donc il existe une différence de 500 millions de tonnes. Même « short » à 907 kilos, il y a un hic. De fait, des fronts de taille sont abandonnés faute de rentabilité et de rendement. Et il est clair aussi que l’investissement en nouvelles capacités est proche de zéro.  Seul le charbon sidérurgique en Virginie, a de plus grandes chances de perdurer, mais cela ne représente qu’une soixantaine de millions de tonnes, le 1/10 du total.

Tiens, Vlad est sorti de sa réserve. Pas exclu qu’il ait trouvé la solution finale au conflit européen. Grâce à ses ressources, il va larbiniser la totalité des dirigeants européens. Pour eux, ça ne sera qu’un changement dans la direction des courbettes et du léchage de cul.


source : http://lachute.over-blog.com



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