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Arthur Fouchère. – Le robot Gundam à Odaiba (Tokyo)

Sur l’île artificielle d’Odaiba, dans la baie de Tokyo, on ne voit que lui. Trônant sur ce polder futuriste, le robot Gundam, du haut de ses dix-huit mètres, contemple la capitale. Comme un symbole, la réplique gigantesque de ce héros de manga cristallise tous les fantasmes. Dans l’inconscient occidental, les robots sont légion au Japon. Ils seraient partout. Parfois même, ils se substitueraient aux hommes.

Si, dans l’industrie de masse (automobile, aéronautique, chimie), la robotique japonaise domine le monde et réalise un tiers des exportations mondiales, il en va tout autrement dans le domaine des services. Le pays s’y est pourtant intéressé très tôt, en visant d’abord la clientèle professionnelle : défense, logistique, agriculture. Les robots sociaux, censés dispenser des soins, accueillir ou assister, ont néanmoins fait une apparition remarquée ; certains prennent même une apparence humaine afin d’acquérir plus de dextérité et de rendre le contact plus agréable.

Premier prototype mondial de cette nouvelle génération humanoïde à être exposé, Asimo a été conçu par Honda en 2000 et demeure à ce jour le robot bipède le plus abouti. Mais, malgré ce tour de force et la conception de nombreux modèles, le marché en est à ses balbutiements. La plupart des robots d’accueil et de soins n’en sont qu’au stade de la recherche et de la démonstration. Seuls les robots domestiques ménagers — aspirateurs ou tondeuses — commencent à s’imposer, mais ils sont actuellement l’apanage de l’américain iRobot.

Quand les machines ont une âme

Après avoir raté la révolution numérique (écrans plats, smartphones, etc.) et s’être laissé distancer par ses concurrents sud-coréen et américain, le Japon compte bien ne pas rater le coche de la robotique de services. D’autant que le marché présente un fort potentiel : le nombre de robots de services personnels vendus dans le monde a augmenté de 28 % en 2014, atteignant 4,7 millions d’exemplaires.

La troisième puissance mondiale a donc établi une feuille de route (…)

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