En amont d’une série de déplacements au cours desquels il ira à la rencontre de son public d’un bout à l’autre du territoire, le candidat communiste à l’élection présidentielle entend se démarquer en privilégiant la question sociale.

A l’occasion d’une conférence de presse donnée le 4 octobre, le secrétaire général du parti communiste Fabien Roussel a souligné à quel point il entendait donner la priorité à la question sociale.

Moi, la première mesure que je mets en place, c’est d’augmenter les retraites et les salaires

Pour ce faire, il a par exemple ironisé sur «la première mesure» que souhaiterait prendre l’écologiste Yannick Jadot s’il était élu, à savoir mettre fin de l’élevage industriel. «Quand je lis que […] la première mesure que le candidat Jadot met en place c’est de libérer les poulets, excusez-moi, mais moi, la première mesure que je mets en place, c’est d’augmenter les retraites et les salaires. Je libèrerai les poulets aussi pour avoir de l’élevage en plein air […]. Oui pour le plein air, mais la première mesure que je prendrai ce sera de m’attaquer à cette question sociale», a en effet déclaré le candidat communiste, pour l’instant crédité d’entre 1 et 4% des votes dans les sondages.

Ecologistes et animalistes vent debout

La pique n’a pas tardé à attirer l’attention de commentateurs sur les réseaux sociaux, en premier lieu au sein des formations animaliste et écologiste.

«Encore et toujours ce mépris pour la cause animale et ceux qui la défendent ! Fabien Roussel n’a toujours pas compris qu’il n’y a pas deux combats l’un pour les animaux l’autre pour les humains mais un seul contre l’injustice !», a commenté la co-fondatrice du parti animaliste, Hélène Thouy, également candidate à l’élection présidentielle de 2022.

«Savez quoi ? On peut faire les deux, go», a quant à elle écrit Sandrine Rousseau, qui s’est inclinée le 28 septembre face à Yannick Jadot, dans le cadre de la primaire écologiste.

«On va libérer les poulets et augmenter les salaires. Parce que pour nous, l’un ne va pas sans l’autre», a de son côté commenté l’écologiste David Belliard, adjoint à la mairie de Paris.

«Tant que nous nous accommoderons de ce que nous avons fait de la condition animale, il nous manquera toujours un indice de civilisation. Opposer les combats est ne pas comprendre la source commune des problèmes», a pour sa part estimé Nicolas Thierry, président du groupe écologiste, solidaire et citoyen en Nouvelle-Aquitaine.

«Se moquer de la cause animale pour défendre son programme. Inutile et ridicule», a encore estimé le journaliste Hugo Clément, militant pour la cause animale. Commentaire face auquel Fabien Roussel a invité son interlocuteur à venir débattre avec lui sur le sujet, dans le cadre de son prochain déplacement.

Outre l’augmentation des salaires et des retraites qu’il place en priorité dans son programme, le candidat communiste a récemment préconisé une série de mesures contre la fraude et l’évasion fiscale. «Avec nous en 2022, un seul horizon pour ceux qui fraudent le fisc : le tribunal puis la prison», avait en effet tweeté Fabien Roussel un jour en amont de sa dernière conférence de presse.





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