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Zoom Afrique du 3 octobre 2021

1. Guinée : la démocratie à l’occidentale

C’est tout de même extraordinaire un putschiste sorti droit des unités spéciales formées par la France et USA qui s’investit président au mépris de tout un peuple qui votait il y a à peine un mois Condé à une majorité des voix.

Un putschiste que les médias mainstream omettent soigneusement de qualifier ainsi, car la politique néocoloniale dans une Afrique qui a pris conscience de sa force, de ses potentiels, et qui commence à imposer aux occidentaux ses règles du jeu, à diversifier ses partenaires à avoir les yeux tournés vers l’Est, veut liquider le régime démocratique et le faire remplacer par des dictatures militaires.

Les militaires du coup d’État grandissent dans l’ombre de l’US Africom, commandement des forces armées des États-Unis pour les opérations sur le continent africain. Mamadi Doumbouya, le colonel en charge des forces spéciales de l’armée de Guinée-Conakry qui a démis le président Alpha Condé de ses fonctions ce 5 septembre par un putsch militaire, fait partie des militaires ouest-africains qui ont travaillé ces dernières années en étroite collaboration avec le département américain de la Défense.

Mais est-ce la solution ?

Au Soudan, la junte en est toujours avec une population qui ne l’ont pas acceptée au point qu’il n’ose pas organiser les élections ; au Mali, c’est pire encore puisque la junte a été forcée d’aller frapper à la porte de la Russie, rival de la France pour se faire accepter et contourner ainsi le recours à la voix du peuple.

Certains la soupçonnent même de l’avoir fait en complicité avec une Barkhane qui cherche une porte de sortie face à des alliances inter-africaines ou africo-maghrébines qui fait peur et qui risque de faire enliser davantage les Occidentaux.

Et en Guinée, que se passe-t-il depuis le coup d’État ?

En Guinée, le peuple inspiré par ses voisins, ne valide pas cette junte. Plusieurs manifestations pro-Condé, prônant sa liberté sont alors organisées.

Bien que les médias mainstream veuillent faire croire que le peuple guinéen est satisfait de ce coup d’État, il est très clair qu’un peuple qui a réélu son président pour la troisième fois avec plus de 59,49% des voix, n’est pas prêt d’accepter qu’un coup d’État prémédité et téléguidé par l’Occident, puissent être acceptable.

2. Tchad : une armée qui fait peur

Il est vrai que l’armée tchadienne, formée et rétablie par le défunt président Idriss Déby, a toujours été un obstacle pour les projets colonialistes de Barkhane et alliés au Sahel, puisque c’est justement depuis le retrait de cette armée du G5 et la décision d’Idriss Déby de se focaliser sur une lutte africaine contre le terrorisme que cette organisation déstabilisatrice qu’est le G5 Sahel a commencé à s’effondrer.

Ce coup d’État, cet assassinat du président tchadien a donc été un coup multidimensionnel contre ce pays du Sahel, qui visait à la fois étendre la mainmise sur les ressources du pays, mais surtout de parvenir à une réforme de l’armée, pour la transformer en une armée de mercenaires, l’affaiblir et la mettre sous contrôle des agents, un peu comme le scénario ivoirien.

En effet, l’armée tchadienne est une armée qui est érigée en exemple après l’opération de la Colère de Bohoma, dont les forces armées voisines, comme celles du Mali, du Niger et même du Burkina, ont suivi l’exemple.

Ces manifestations contre le nouveau gouvernement tchadien pourraient donc être une réponse à toutes ces tentatives de déstabilisation et d’affaiblissement de l’armée.

La police tchadienne a dispersé ce 2 octobre à coup de gaz lacrymogènes un rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant le siège d’un parti d’opposition à N’Djamena, à l’appel de la société civile, contre le gouvernement en place, a constaté un journaliste de l’AFP.

La manifestation de Wakit Tama, une coalition de partis d’opposition et de la société civile, avait été autorisée la veille par les autorités, mais le pouvoir avait exigé un itinéraire différent. Le rassemblement avait été autorisé sur une avenue dans le centre de la capitale, mais cet itinéraire « est très éloigné de notre base et il est difficile » d’y « mobiliser du monde », a déclaré à l’AFP l’opposant Succès Masra, ajoutant que plusieurs personnes ont été blessées par des tirs de gaz lacrymogènes. Les manifestants, rapidement dispersés par un important dispositif policier, se sont ensuite rassemblés devant le siège des Transformateurs, le parti politique de Succès Masra.
Les Tchadiens ne veulent pas voir le Tchad sous l’influence française et ne veulent pas voir leur pays devenir une base grandeur nature d’une barkhane échouée et qui est en train de fuir le Sahel…

3. Cameroun : qui souffle sur les braises de la crise anglophone ?

Le Cameroun et la France viennent de renouveler deux conventions militaires. L’une porte sur la formation et l’autre sur l’appui à l’armée camerounaise engagée dans la sécurisation du golfe de Guinée. Si les accords entre les deux pays existent depuis 1960, un spécialiste affirme que Paris veut maintenir son influence dans la région.

D’un autre côté, dans les provinces anglophones, les « Amba-boys » sont de mieux en mieux équipés. Yaoundé soupçonne les sécessionnistes biafrais, actifs au Nigeria, de leur apporter un soutien logistique.

Curieux, puisque le Biafra c’est Israël et Israël c’est la partie qui a formé la force spéciale camerounaise et on dit maintenant que c’est les Biafrais qui arment les rebelles séparatistes. Que conclure de ce constat ?

Nous avons contacté à ce sujet Pierre Claver Nkodo, éditorialiste et directeur de la publication Horizons nouveaux, magazine international paraissant à Douala au Cameroun.

source : https://french.presstv.ir



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