CRITIQUE – « Je sais mieux faire l’amitié que l’amour », une phrase de Jean Cocteau qui correspond fort bien à Thibault, l'(anti)-héros de « Friendzone », dernier film de Charles Van Tieghem. Interprété par Mickaël Lumière, Thibault est un jeune homme romantique et attentionné développant toujours des sentiments amoureux… à sens unique, et restant donc cantonné au rôle d’ami, quand lui voudrait être un petit ami. Souffrant de le voir sans cesse déçu par l’amour, Maud, Lulu et Alex prennent les devants en déployant une stratégie pour aider Thibault à conquérir Rose, dont il est tombé follement amoureux.

Le concept de friendzone, ces sables mouvants de l’amitié “tue-l’amour” dans lesquels se débat Thibault, pouvait paraître un peu éculé pour être le thème majeur d’un film en 2021. Mais sans être incroyablement audacieux, le film trouve son ton, grâce à sa gaîté et sa légèreté. Un vrai « teen movie » à la française : une intrigue simple, juste ce qu’il faut de stéréotypes et de clichés ainsi qu’une histoire d’amour pleine de rebondissements entre deux personnages beaux et attachants.

Amitié et amours impossibles donnent un scénario un peu attendu, mais le ton du film dégage une certaine fraîcheur : des acteurs cocasses et charismatiques, quelques répliques bien senties, une réalisation vive et colorée. Si certains personnages se montrent désagréables dans leurs contradictions, on se fait une joie de les détester : notamment Jennifer, interprétée par Eloise Valli, influenceuse névrosée et colérique, qui n’influence que son nombril. Ou encore Bruno, interprété par Maxime Gasteuil, petit ami infidèle et égocentrique. Des archétypes auxquels on trouvera un certain charme en se laissant prendre au jeu un après-midi pluvieux d’automne sous un plaid.





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