A l’appel de différents collectifs, des dizaines de citoyens ont participé à un rassemblement organisé à Stalingrad pour dire non au crack. La problématique soulève des enjeux sécuritaires évoqués de façon croissante dans le nord de la capitale.

«Non au crack : non aux salles de conso ou de repos en zone habitée ou de commerces, oui à une prise en charge digne des toxicomanes, oui à une évacuation sanitaire d’urgence du pont Riquet», pouvait-on lire sur les flyers partagés en amont de la manifestation du 2 octobre, place de la bataille de Stalingrad, à la jonction des Xe et XIXe arrondissements de la capitale.

Dès le début de l’après-midi, le rassemblement comptait plusieurs dizaines de participants, ainsi qu’en témoignent des vidéos partagées sur les réseaux sociaux.

«Des dizaines de Parisiens, appartenant à divers collectifs, sont actuellement réunis place de la Bataille de Stalingrad à Paris pour dire “non” au trafic de crack dans la capitale», a par exemple rapporté le journaliste du Figaro Guillaume Poingt.

«Crackastrophe annoncée» ou encore «Yes we crack», peut-on lire sur les écriteaux amenés par certains manifestants, aperçus dans une vidéo tournée sur place par une journaliste de Sputnik France.

«L’Etat doit prendre ses responsabilités, et assurer aux riverains la sécurité et la tranquillité. Pas déplacer les problèmes vers Aubervilliers et Pantin», a de son côté écrit le député insoumis Bastien Lachaud, présent au rassemblement, image à l’appui.

Une semaine plus tôt, parallèlement à une opération de déplacement d’une centaine de toxicomanes jusqu’alors installés dans le quartier des jardins d’Eole, dans le nord-est de Paris, un mur avait été érigé entre Pantin et la capitale, «afin de bloquer un accès à la Seine-Saint-Denis aux consommateurs de crack et également pour éviter une installation à l’intérieur du passage», comme l’avait relevé le journaliste de RT France Charles Baudry, alors sur place.





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