Source Le Courrier des Stratèges

Annoncé par nos médias comme le traitement qui allait nous sauver de la « pandémie » , le vaccin anti covid de Pfizer prédisait une efficacité de 90%. Pourtant ces chiffres sont loin d’être atteints, de nombreuses questions demeurent aussi bien sur sa durée d’efficacité que ses effets secondaires. Alors que les infectiologues sont unanimes, la durée minimum pour développer un vaccin est de 5 ans (cas du vaccin contre l’Ebola) et même 30 ans pour le vaccin contre la grippe, Pfizer a de nouveau annoncé le développement d’un vaccin utilisant la technologie ARN messager contre la grippe. Le laboratoire pharmaceutique a fait savoir lundi que les premiers essais cliniques sur l’homme débuteront aux Etats-Unis. Au lieu de se demander pourquoi le vaccin à ARN messager ne fonctionne pas ,dans le cas du COVID, l’entreprise choisit la fuite en avant: en développer un autre contre la grippe.

Un premier test chez les séniors

Alors que Sanofi a annoncé l’arrêt de développement de son sérum ARN messager, dans un communiqué du 27 septembre 2021, Pfizer annonce une fois de plus opter pour cette technologie pour produire son nouveau vaccin contre la grippe. Le laboratoire pharmaceutique développera ce vaccin sur les humains bientôt.

Selon les informations publiées sur un site gouvernemental américain, le premier essai clinique se déroulera aux Etats-Unis. Pfizer a choisi d’effectuer le test sur quelques centaines d’individus âgés de 65 à 85 ans, en bonne santé.

L’objectif lors de ce premier essai clinique, c’est d’identifier en premier lieu l’immunogénicité du vaccin, c’est-à-dire, sa capacité à générer une réaction du système immunitaire face au virus à l’origine de la grippe. Bien entendu, l’équipe de Pfizer devrait évaluer la sécurité d’usage du produit.

Vaccin développé en un temps record

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la grippe saisonnière provoque de nombreuses formes graves et elle est à l’origine de 290.000 à 650.000 décès chaque année. Le fait que les souches du virus évoluent constamment rend le développement des vaccins lent et difficile. Il faut environ 6 mois après le début de l’épidémie avant de trouver la formule idéale. Pendant cette période, le virus a déjà eu le temps de muter. On est en fait dans une situation qui évoque tout à fait la situation du Sars-Cov2.

Dans son communiqué, l’entreprise américaine a pourtant déclaré que le recours à la technologie de l’ARN messager permettrait de remédier à ce retard de prise en charge. En premier lieu, sa production est rapide, ce qui optimise la fiabilité de l’approvisionnement du produit. Elle permet également de produire un vaccin beaucoup plus efficace avec moins d’effets secondaires. En fait Pfizer voudrait nous faire croire que le vaccin à ARN messager contre la grippe sera exempt de tous les défauts du vaccin élaboré contre le COVID 19

Il faut savoir que l’entreprise américaine Moderna a aussi déclaré avoir réalisé un tel produit. Les premiers essais ont été lancés au début du mois de juillet. Moderna se comporte comme Pfizer: l’échec du vaccin à ARN messager anti-Covid ne conduit pas à une pause mais à une fuite en avant dans un nouveau vaccin à ARNm.

Le Courrier des Stratèges

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