Le gouvernement va “bloquer” le tarif réglementé du gaz jusqu’en avril 2022, après la hausse attendue au 1er octobre, et limiter l’augmentation de celui de l’électricité à 4% en février, afin de constituer un “bouclier tarifaire”, a annoncé jeudi Jean Castex.

Et si ces mesures de modération ne suffisaient pas, le Premier ministre a assuré sur TF1 que le chèque énergie serait encore revalorisé, après un coup de pouce de 100 euros déjà consenti pour 5,8 millions de bénéficiaires au mois de décembre.

Face aux hausses constantes depuis des mois (57% depuis janvier), “il n’y aura plus d’augmentation du prix du gaz”, a assuré le Premier ministre, en fixant l’échéance à avril, horizon à partir duquel “le prix du gaz devrait dégringoler”.

Ce bouclier ne permettra toutefois pas d’éviter l’augmentation de 12,6% TTC, effective vendredi, des tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie, dans le sillage de la hausse des cours sur le marché.

“Donc nous avons à gérer une bosse” jusqu’au printemps 2022, a observé le Premier ministre qui promet “d’accompagner” les distributeurs.

La chute habituelle et attendue des prix du gaz au printemps, après la saison du chauffage, sera ensuite répercutée seulement en partie sur les consommateurs, afin de récupérer les sommes que les opérateurs auront payées en plus pendant l’hiver sans pouvoir les facturer aux consommateurs: c’est ce que le gouvernement appelle un “lissage” des prix.

Jean Castex a donc exclu une baisse des taxes sur le gaz, comme le réclamaient des associations de consommateurs et d’autres.

Concernant les tarifs de l’électricité, qui devaient eux aussi connaître une nouvelle augmentation aux alentours de 12% en début d’année prochaine selon les prévisions du gouvernement, M. Castex a aussi promis de faire jouer son “bouclier tarifaire”.

“Nous l’empêcherons en diminuant une taxe sur l’électricité qui existe”, afin de limiter cette hausse à “4%”, a assuré M. Castex. Le prix réglementé de l’électricité n’est changé que deux fois par an, contrairement à ceux du gaz qui sont revus mensuellement.

Il n’y aura en revanche pas d’aide face à l’augmentation du prix de l’essence: “on n’est pas dans l’explosion”, a justifié M. Castex, en estimant que les tarifs revenaient en réalité “à des niveaux d’avant-crise”.

Ce qui n’empêche pas le gouvernement de rester “extrêmement attentif” sur ce point, a précisé M. Castex. Car au-delà de l’enjeu social, l’exécutif cherche à désamorcer les risques d’un mouvement de protestation rappelant les “gilets jaunes”, et qui s’était cristallisé à l’automne 2018 autour de l’augmentation du prix des carburants automobiles.





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