« L’ordre fondé sur des règles » promu par les pays occidentaux est basé sur deux poids, deux mesures, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Lors d’un débat politique général de la 76ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Lavrov a souligné que les pays occidentaux oublient le droit des peuples à l’autodétermination lorsque celui-ci va à l’encontre de leurs intérêts géopolitiques, a rapporté l’agence TASS.

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Monsieur Lavrov

Par exemple, ils ont reconnu le Kosovo « sans aucun référendum », en violation de la résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies. De même, « personne n’est troublé par le fait que les Malouines sont à 12 000 km du Royaume-Uni ». Les îles Falkland (les Malvines) sont un territoire britannique d’outre-mer dont les droits sont contestés par l’Argentine. L’Argentine appelle ces îles Malvinas. Le ministre a rappelé qu’« il existe encore d’anciennes possessions coloniales sous le contrôle de Paris et de Londres, contrairement aux décisions de l’ONU et de la Cour internationale de Justice, que personne ne s’apprête à libérer ».

« Lorsque le droit à l’autodétermination contredit les intérêts géopolitiques de l’Occident, comme dans le cas de la libre volonté des habitants de Crimée lors du référendum sur la réunification avec la Russie en 2014, ce droit est oublié, et des sanctions illégales sont imposées pour avoir exercé ce droit », a souligné Lavrov, ajoutant que « les Criméens fuyaient les ultra-radicaux qui ont fomenté un coup d’État en Ukraine, soutenu par l’Occident ».

M. Lavrov a qualifié « l’embargo commercial archaïque » des États-Unis contre Cuba de nouvelle manifestation de cet « ordre fondé sur des règles ». En outre, les États-Unis tentent de « dicter leur volonté aux peuples du Venezuela et du Nicaragua », violant ainsi « le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États souverains ».

Il a souligné que les sanctions unilatérales « sapent les prérogatives » du Conseil de Sécurité des Nations unies et contredisent l’appel du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à les suspendre au moins jusqu’à ce que la situation du coronavirus puisse être résolue.

La Russie a critiqué à plusieurs reprises les pays occidentaux pour avoir tenté de remplacer la Charte des Nations unies et les normes existantes du droit international par un ordre mondial dit « fondé sur des règles ». Lavrov a suggéré le hashtag #NosRèglesCharteUN depuis le podium de l’ONU.

Heureusement que Lavrov existe pour dire ce qu’il y a à dire d’une manière directe et simple… Le jour où il existera un gouvernement progressiste, même pas « socialiste », non simplement décent, il devrait inscrire dans chaque salle de rédaction de nos médias français et occidentaux ces paroles sous un portrait de Assange devenu leur héros légitime… avec comme slogan la phrase de Marx : un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être libre. On peut rêver ~



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