Depuis plusieurs semaines, les actions et les articles de presse se multiplient : plusieurs associations d’automobilistes demandent l’arrêt de la pose de ralentisseurs et menacent d’actions en justice pour obtenir leur mise en conformité. Ces dos d’âne sont accusés de causer des accidents, de la casse mais aussi une hausse significative de la pollution et du bruit.

Selon le président de l’association “Pour un mobilité sereine et durable” (PUMSD), Thierry Modolo-Dominati, interrogé par le magazine Capital, l’immense majorité des dos d’âne qui jonchent les routes françaises sont tout simplement illégaux. Il réclame, comme d’autres associations, une mise en conformité de ces ralentisseurs sur l’ensemble du réseau routier français.

Il y en aurait, selon les calculs de PUMSD, environ 450 000. Et de nouveaux ralentisseurs voient le jour en permanence. Au-delà du nombre de dispositifs installés, ce que dénoncent les associations, c’est leur caractère illégal. « On ne peut implanter un ralentisseur que dans une zone 30, explique Thierry Modolo-Dominati. Mais, il y a des abus, explique-t-il, et certains maires n’hésitent pas à créer des zones 30 juste avant le ralentisseur alors qu’elles doivent normalement être appliquées sur l’ensemble de la voie. »

Que reproche-t-on à ces dos d’âne ?

A priori, ces ralentisseurs, qu’ils soient arrondis ou de forme trapézoïdale, ont pour noble objectif d’obliger les automobilistes à ralentir dans des zones urbaines. Mais leur installation ne serait pas sans conséquences pour les riverains qu’ils sont supposés protéger : certains ralentisseurs entraînent de graves nuisances liées au bruit et aux vibrations. Allant, parfois, jusqu’à fissurer les maisons. Et à faire perdre, explique le président de PUMSD, jusqu’à 25 % de la valeur d’un bien immobilier situé à proximité. Plus grave, selon Thierry Modolo-Dominati, en 2019, six accidents mortels ont été imputables à des ralentisseurs. Autre argument en défaveur des ralentisseurs selon l’association : ils multiplient l’augmentation d’émissions de particules fines par 300 à 1 000 et entraînent une augmentation de la consommation d’essence de 30 %.

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