par Bureau Alba Granada North Africa.

Brève explication par Souleymane Mangane de la République du Mali.

D’après le Dr Mangane, du Centre Massarat des Études philosophiques et des Humanités de Tunis avec qui nous nous sommes entretenus, les raisons de l’élection de l’entité sioniste comme membre observateur de l’UA, par la majorité des États africains tient bien sûr à la corruption et la pression du capital sur ces pays déjà très endettés, mais ils y dénotent trois points non moins importants.

• La faiblesse de la diplomatie arabe (absence de stratégie arabo-africaine) – qui n’a plus la force des années 70 avec des leaders de taille comme le panarabiste Gamal Abdel Nasser (c’est grace à lui qu’il y avait cette rupture entre l’Afrique et l’entité sioniste) et d’autres leaders nationalistes et progressistes comme Sekou Touré, Amilcar Cabral, Julius Nyerere, ou Thomas Sankara. Ceci est aussi dû à un contexte géopolitique différent, puisque le contre poids de l’URSS au capitalisme sauvage et au colonialisme n’est plus et constituait un espoir pour l’Afrique notamment pour la lutte contre le sionisme et les mains mises impériales de la Banque mondiale.

• Le siège permanent de l’UA se trouve à Addis Abeba, en Éthiopie, un État qui a des relations historiques avec cette entité, et a normalisé ces relations depuis longtemps.

• Le président de l’UA est le Tchadien Moussa Faki (en fonction depuis janvier 2017), un pro sioniste dont le président précèdent avait normalisé les relations.

Les marges de manœuvres des pays opposants comme l’Algérie, la Tunisie ou l’Afrique du Sud étaient trop réduites pour faire changer cette décision.

Il faut tenir compte que la majorité des états corrompus africains comme arabes ont normalisé leurs relations avec cette entité, trahissant la volonté même de leur population comme c’est le cas pour l’Autorité palestinienne avec les accords d’Oslo, l’Égypte de Sadate avec Camp David, le Maroc, Le Soudan, l’Arabie Saoudite ou le Qatar et leurs divers accords de coopération.

L’offensive de cette entité réactionnaire et colonialiste en Afrique ne date pas d’hier, les accords commerciaux, technologiques ou SÉCURITAIRES ont commencé dans les années 60 dès les premières indépendances politiques – « Les dirigeants du Mali au kibboutz ».

Encore une fois la servilité des élites « dirigeantes » corrompues par le grand capital Anglo sioniste, font fi de leur lourde et tragique histoire coloniale. La seule condition pour renverser ces rapports de force, et retrouver l’indépendance politique et économique est le socialisme.



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