Mardi 14 septembre, la députée et médecin psychiatre Martine Wonner a lancé sa propre formation politique baptisée « Ensemble pour les libertés », depuis Wiwersheim en Alsace.

Exclue des groupes parlementaires dont elle faisait partie : d’abord de LREM en mai 2020 pour avoir voté contre le plan de déconfinement, puis de Libertés et territoires pour avoir appelé « à faire le siège des parlementaires », Martine Wonner a toujours préféré rester en accord avec ses valeurs plutôt que de se plier à des décisions politiques auxquelles elle n’adhérait pas. Aujourd’hui, la députée de la 4ème circonscription du Bas-Rhin s’émancipe en lançant sa propre formation politique.

Au cours de la conférence de presse, Martine Wonner a plusieurs fois précisé qu’Ensemble pour les libertés « n’est ni un mouvement, ni un parti politique » mais « une force de rassemblement citoyenne », qui répond à la demande de nombreux citoyens se mobilisant depuis de long mois partout en France, et qui rejettent les partis politiques actuels. « Ils m’ont dit ne souhaiter adhérer à aucun parti politique mais souhaiter pour autant défendre leurs idées » explique-t-elle. Ni de droite, ni gauche, donc. Simplement une défense de « toutes les libertés » face à la « dérive liberticide » du gouvernement. “Je ne suis pas ‘antivax’, je ne l’ai jamais été et je ne le serai jamais” a insisté la députée, mais la privation de liberté liée au passe sanitaire est pour elle un bafouement de la démocratie :

“Nous sommes à la veille du 15 septembre. Demain, des soignants (…), des pompiers, n’auront plus le droit d’exercer leur métier (…) Dans quel pays vivons-nous ? » se désole-t-elle.

À partir du mercredi 15 septembre, Martine Wonner est elle-même contrainte d’arrêter d’exercer dans l’association où elle continuait jusqu’à présent de consulter quelques heures par semaine :

À contre courant de la politique politicienne actuelle, Martine Wonner ne veut pas incarner la figure de leader à elle toute seule mais veut faire vivre « une vraie démocratie citoyenne ». Le but étant « d’accompagner des projets en toute bienveillance, remettre du lien social sur le territoire en toute cohérence ». Hors de question pour elle d’être assimilé aux mouvements plus conservateurs qui défendent les libertés, comme “les Patriotes” de Florian Philippot par exemple. Elle dit défendre une ligne et des idées plus « sociales ».

Cinq axes de réflexion structurent sa formation : santé, économie, “faire société”, les territoires et le numérique. Elle n’a cependant pas précisé dans l’immédiat le nombre d’adhérents mais a affirmé qu'”Ensemble pour les libertés aura une candidate aux législatives”, sans autre précision.

Sa conférence de presse de lancement :





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