Un soldat français a été tué au combat au Mali ce 24 septembre, a annoncé l’Elysée. Le président Emmanuel Macron a réaffirmé «la détermination de la France dans son combat contre le terrorisme».

L’Elysée a annoncé dans la soirée du 24 septembre que le caporal-chef Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère), était mort au combat au Mali «contre un groupe armé terroriste». Il avait reçu en juin la médaille militaire «pour la valeur exceptionnelle de ses services», précise l’Elysée dans un communiqué.

L’Elysée a fait part de «l’émotion particulièrement vive» du président Emmanuel Macron, qui a réaffirmé «la détermination de la France dans son combat contre le terrorisme».

Dans un message diffusé sur Twitter, la ministre des Armées Florence Parly a fait part de ses condoléances «à [la] famille, [aux] frères d’armes, à nos armées endeuillées» par la mort du caporal-chef Maxime Blasco. «Je m’incline devant le courage, le engagement profond au service de notre pays», a-t-elle écrit.

Selon l’état-major des armées, la victime a été tuée «au cours d’une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la force Barkhane dans le Gourma malien», dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

«Des éléments d’un groupe armé terroriste ont été détectés par un drone Reaper tôt dans la matinée, dans la forêt de N’Daki. Une patrouille de deux hélicoptères d’attaque a été rapidement engagée pour les neutraliser», a poursuivi l’état-major.

Un groupe de commandos de la force Barkhane a ensuite été déployé au sol pour reconnaître la zone d’engagement. «Le groupe de commandos a été pris à partie à courte distance par d’autres éléments du groupe armé terroriste. Au cours de cette action, le caporal-chef Maxime Blasco, a été touché par un tireur embusqué, qui a été neutralisé par les commandos. Très grièvement blessé, le caporal-chef Maxime Blasco a rapidement succombé à ses blessures», selon le communiqué de l’armée.

Réorganisation des troupes au Sahel

Son décès porte à 52 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations antidjihadistes Serval puis Barkhane. Le 2 janvier, deux soldats dont une femme, tous deux du 2e régiment de hussards de Haguenau (Bas-Rhin), avaient été tués dans leur véhicule blindé léger (VBL) par un «engin explosif improvisé», lors d’une mission de reconnaissance et de renseignement. Cinq jours avant, trois soldats du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse) avaient été victimes eux aussi d’une bombe artisanale. Ces deux attaques mortelles avaient été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

Après plus de huit ans d’engagement important, Emmanuel Macron avait annoncé en juin une réduction de la présence militaire française au Sahel et la fin de l’opération antidjihadiste Barkhane au profit d’un dispositif resserré, recentré sur les opérations de contre-terrorisme et l’accompagnement au combat des armées locales, autour d’une alliance internationale associant des Européens.

En août dernier, alors que ses troupes se réorganisent au Sahel, Paris avait revendiqué la «neutralisation» au Mali du chef du groupe djihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al-Sahraoui, une opération qualifiée de «succès majeur» pour la France.





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