“Cocorico”, “Bonheur”, “Bravissimo!” ou “C’est Magique!” : le Lido, célèbre cabaret parisien, fête son 75e anniversaire avec un florilège des meilleurs tableaux de ses derniers spectacles, passant en revue un demi-siècle de strass, de plumes et de glamour pour présenter “Paris Merveilles”.

Créé en 1946 par la famille Clérico, le cabaret tel qu’on le connaît, propriété depuis 2006 de la société Sodexo Live!, a été avant la Seconde guerre mondiale un lieu de divertissement avec plage artificielle –dans l’esprit de celle du Lido à Venise– puis une salle de spectacles.

Les deux frères Clérico, Joseph et Louis, y ont créé une première revue à plumes en proposant, comme au Moulin Rouge, un dîner-spectacle. Dès 1948, Margaret Kelly, danseuse franco-irlandaise, donnera au Lido ses lettres de noblesse en créant les standards de la troupe-maison, les “Bluebell girls”, des danseuses habillées de plumes, aux jambes interminables et au port altier. Le nom Bluebell est une référence aux yeux couleur jacinthe de la maîtresse de ballet.

En 2015, le Lido a entamé sa métamorphose en modernisant sa revue sous la houlette du metteur en scène belge Franco Dragone, qui a travaillé pour le Cirque du Soleil et organisé des shows spectaculaires, dont celui de Céline Dion à Las Vegas.

Sa première revue, “Paris Merveilles”, actuellement à l’affiche, met en scène des “Blubell girls” version “eros chic” évoluant devant des écrans géants à 180 degrés.

“Dans ce spectacle, j’ai voulu souligner que la femme n’est pas un objet: les +Bluebell+ prennent le pouvoir!”, explique à l’AFP le metteur en scène, qui a réintroduit le French Cancan sur la scène du Lido, “à la demande des spectateurs”. Depuis 1991, seul le Moulin Rouge proposait cette danse acrobatique, symbole de la fête parisienne au XIXe et immortalisée par les tableaux de Toulouse-Lautrec.

Composée d’une vingtaine de tableaux et attractions, “Paris Merveilles” (60 artistes dont 40 danseuses) célèbre la capitale française par une succession de cartes postales, avec moins de plumes que les précédentes revues.

“Toute la troupe est tellement heureuse de retrouver le public!”, se réjouit Jane Sansby, la maîtresse de ballet qui a supervisé deux mois de répétition, après de longs mois d’arrêt en raison de la crise sanitaire.

En attendant le retour des touristes étrangers, Le Lido, habituellement ouvert 365 jours par an, ne rouvre ses portes pour le moment que du jeudi au samedi.





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