Ils sont encore des milliers à descendre dans les rues ce samedi 18 septembre. Le collectif de l’Union citoyenne pour la liberté organise un banquet sur la route devant les grands restaurants dont ils regrettent qu’ils appliquent le contrôle du pass sanitaire. Les manifestants espèrent qu’ils se lèveront pour faire reculer cette loi.

A la mi-septembre, la mobilisation est clairement en baisse, après dix semaines : les manifestants se montrent compréhensifs envers ceux qui ne peuvent se déplacer, car ils voient une grande fatigue de la part de chacun, en plus de la fatigue habituelle de la rentrée : « on n’a jamais vu les gens aussi fatigués à la rentrée, on manifeste le samedi mais on a travaillé toute la semaine. Le gouvernement nous épuise des deux côtés. »

Pour ces résistants, ces rassemblements sont toujours l’occasion de se retrouver : on combat et on crée des liens en même temps. De réelles amitiés se sont tissées ces derniers mois lors de ces protestations. Ils se sont encore retrouvés ce samedi. Accompagnant chaque pas, les discussions sont intenses, les arguments fusent, des informations échangées, les participants sont informés et continuent de manifester une vraie soif d’apprendre et de transmettre.

La préfecture semble vouloir bloquer ces manifestations. Rappelons qu’elle avait délivré les autorisations de manifester au dernier moment, incitant certains journaux à dire qu’il n’y aurait qu’un rassemblement ce jour-là. Les gens n’ont pas pu s’organiser pour venir à Paris, ce sont les résistants les plus motivés qui ont pu aller chercher l’heure et le lieux de ces rendez-vous, dont les autorisations sont arrivées à peine 24 heures avant le début des protestations.

L’Union citoyenne pour la liberté devait se rendre à Port-Royal malgré leur demande de marcher jusqu’à la place du Trocadéro. Une fois arrivés, manifestants se sont trouvés parqués sur une petite voie de bus, complètement en dehors des lieux de pouvoirs ou de visibilité.

De leur côté, Florian Philippot et Sébastien Philippart qui avaient joint leurs forces, ont reçu l’ordre au dernier moment d’annuler leur marche et de se cantonner à une manifestation statique. C’était la journée du Patrimoine et la préfecture a bien profité de cet élément pour en faire un prétexte à bloquer ces rassemblements pourtant autorisés.

A noter que la marche de l’Union citoyenne s’est déroulée dans le calme le plus total.





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