EDITO – “L’ignorance, l’oubli et le mépris des droits fondamentaux sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements.” Préambule de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, 1789. Nous sommes 67 millions de Français unis par une constitution et des droits fondamentaux.

Dans la crise du Covid, après avoir contribué à disqualifier sans fondement scientifique objectif les différents traitements, le gouvernement nous a vendu une solution thérapeutique unique comme réponse sanitaire.

Or, la charge de la preuve (ou la démonstration de la performance de cette thérapie) incombe au gouvernement qui incite à cette “vente”. Dans le cadre du consentement libre et éclairé, les Français sont en droit d’exiger que le gouvernement fournisse cette preuve.

La promesse marketing ? La solution vaccinale était efficace (efficacité basée sur un risque relatif réduit de 95 % à 39 %, sans tenir compte du risque absolu), empêchait la transmission (il est maintenant accepté que les vaccinés transmettent le virus autant que les non-vaccinés) et permettait aux Français de retrouver leur vie d’avant, après être venus à bout du virus. Avec un grand renfort de communication dans les médias “mainstream”, par les mêmes chroniqueurs médicaux qui officient depuis des mois malgré leurs nombreux liens d’intérêts avec les laboratoires.

Les Français ont majoritairement “acheté” cet avantage produit, enthousiastes pour certains, à reculons voire sous obligation pour d’autres, notamment les soignants. En tout cas, sous la contrainte pour beaucoup, avec l’élargissement du passe sanitaire à de nombreux actes de la vie quotidienne. Tout cela a été cautionné par un pseudo “consensus scientifique”, qui se plaît en réalité à ne communiquer qu’une information choisie.

La vente et l’achat sont pourtant régis par le droit du commerce et, plus spécifiquement, par le principe de la concurrence qui repose lui-même sur une information loyale. Cela a d’ailleurs donné naissance à la définition du délit d’initié (particulièrement dans le domaine de la finance) : une personne ne peut disposer d’une information privilégiée et en faire un usage pour elle-même ou pour autrui, soit directement, soit indirectement.

Dans la situation qui nous intéresse ici, l’information a-t-elle été loyale ? A-t-elle permis de respecter le droit fondamental au consentement libre et éclairé ? La réponse est probablement non. Et c’est pour cela qu’il faut une expertise indépendante afin d’évaluer les mesures qui ont été prises par le gouvernement.

Avait-on les moyens de savoir ?

Le débat scientifique n’a pas eu lieu, n’en déplaise aux chroniqueurs médicaux qui semblent désormais officier à la télévision. Il n’existe pas de consensus scientifique et nombreux sont ceux qui semblent avoir préféré compromettre leur serment d’Hippocrate.

Pour parvenir à la conclusion qu’il n’existe pas de consensus ni sur les mesures sanitaires, ni sur le vaccin, il suffit d’observer et d’analyser objectivement la masse de données existantes. En science et en conscience. Cela exige évidemment une approche rigoureuse, indépendante de tous liens d’intérêts (ou autres).

Les références sont potentiellement multiples. Regardons du côté de la Suède, de l’Islande, de Malte, du Sénégal, de la Jordanie, d’Israël, du Royaume-Uni, de l’Inde ou de certains États américains. Regardons aussi l’unilatéralité des contrats conclus par les États avec les laboratoires fabriquant les vaccins. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont très en faveur des fabricants.

Le principe de précaution donne rapidement l’impression d’avoir été sacrifié sur l’autel de l’urgence pour les uns, et de la cupidité pour les autres. Comment expliquer sinon, la prise en considération d’informations parcellaires discréditant les vieilles thérapies concurrentes, soudainement présentées comme toxiques ? Quel toxicologue aurait vraiment pu y croire ?

Les Français ont été très patients. Ils ont beaucoup écouté, afin de pouvoir faire montre de discernement ou de compromis, et de grands sacrifices pour une immense majorité d’entre eux. On ne peut aujourd’hui opposer les Français vaccinés aux Français non-vaccinés car, pour une grande partie de la population, la balance bénéfice-risque n’est toujours pas démontrée.

Un flou subsiste sur l’efficacité de la vaccination qui ne suffirait pas, selon l’OMS elle-même, à venir à bout de l’épidémie. Le doute demeure pour les Français qui ont accepté la vaccination sur une promesse non prouvée, pas plus au départ qu’avant une possible troisième dose.

Continuer dans la voie unique d’une vaccination de masse sur des bases scientifiques infondées relève potentiellement d’un scandale sanitaire. Les experts devront évaluer l’asymétrie de l’information proposée et les mesures coercitives employées.

“Pour que les hommes se laissent assujettir, il faut de deux choses l’une : ou qu’ils y soient contraints, ou qu’ils soient trompés.” écrivait La Boétie dans le Discours de la servitude volontaire.

C’est donc à la justice des hommes de statuer. Quelle que soit la décision rendue, les Français devront comprendre si on les a conduits à l’acceptation par la seule contrainte ou également par la tromperie.

Toujours est-il que pour refaire nation, les vaccinés et les non-vaccinés auront besoin d’un réel débat démocratique et scientifique. Pas d’un débat tel que ceux orchestrés sur les plateaux télévisés, à grand renfort de communicants.

La communication n’a pas sa place dans la loyauté de l’information et c’est peut-être là que se noue le cœur du problème dans la crise du Covid. La gestion de l’image et du risque sont en total désaccord avec le premier devoir de la Charte de Munich : “Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.”





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