Alors qu’États et milliardaires espèrent partir prochainement à la conquête de la planète rouge, une nouvelle étude internationale vient doucher leurs espoirs : la vie humaine ne pourrait y excéder quatre années. Explications.

Des radiations cosmiques mortelles

La colonisation de Mars restera-t-elle de la science-fiction ? Alors qu’Elon Musk, la NASA ou encore la Chine espèrent tous pouvoir un jour fouler le sol de la planète rouge, une étude parue le 7 août sur le site AGU (Advancing Earth and space science) remet en question l’idée que les humains pourraient un jour s’installer durablement sur Mars. Selon son équipe internationale de scientifiques spatiaux, les missions ne pourraient y excéder quatre ans, sous peine de condamner les astronautes qui y seraient installés.

En cause : les radiations cosmiques auxquelles seraient soumis les habitants de Mars et qui, au-delà de quelques années, les mettraient en danger de mort en provoquant une cassure génétique au niveau de leur ADN. En effet, contrairement à la Terre, la planète rouge ne bénéficie plus d’une magnétosphère protégeant son sol des radiations cosmiques. Ces dernières proviennent de deux sources principales : d’abord le Soleil, qui en cas d’éruption ou d’éjection de masse coronale, projette des particules d’énergie solaire dans l’espace. Ensuite, les rayonnements cosmiques provenant d’autres corps célestes, notamment les supernovas ou les trous noirs.

Des missions qui ne pourront excéder deux ans

Mais ce n’est pas tout. Ces radiations mortelles toucheraient aussi les engins spatiaux et la technologie utilisée sur Mars. Aussi, après avoir calculé qu’il faudrait environ neuf mois à une équipe spatiale pour voyager jusqu’à la planète rouge, et neuf mois pour en revenir, il ne lui resterait qu’un peu plus de deux ans pour coloniser Mars.

Cela n’empêche pas la NASA d’espérer y mener des missions humaines pour 2030 et Elon Musk d’en fouler le sol à l’horizon 2028 grâce à sa compagnie SpaceX. Des projets sont d’ailleurs à l’étude pour créer une atmosphère protectrice autour de Mars ou bien pour modifier génétiquement les êtres humains afin de les rendre plus résistants aux radiations martiennes.





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