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La situation difficile et le risque d’un effondrement du niveau de vie dominent l’Afghanistan sous contrôle des talibans*, pour l’ambassadeur russe en poste dans le pays. Après avoir annoncé la composition du nouveau gouvernement, le mouvement a demandé aux États-Unis de leur débloquer l’accès aux réserves afghanes, sans suite pour l’instant.

Les talibans* sont confrontés à des difficultés administratives et financières qui menacent de faire baisser drastiquement le niveau de vie en Afghanistan, a annoncé ce samedi 11 septembre l’ambassadeur de Russie à Kaboul, Dmitri Zhirnov.

«Du fait que l’Occident a bloqué des fonds de l’Afghanistan, [alors que]  les trois quarts du budget du gouvernement Ghani étaient constitués d’aides occidentales, nous pouvons en déduire que le niveau de vie pourrait chuter de 75%», a exposé le diplomate sur la chaîne YouTube Soloviev Live.

Il a également mentionné des problèmes avec le personnel médical et la rémunération de leurs services.

«Les talibans* demandent maintenant aux médecins de reprendre le travail. D’après ce que nous avons entendu dire par ces docteurs afghans, ils [les talibans*] leur garantissent […] un salaire mensuel de trois mille roubles [environ 35 euros, ndlr]», a détaillé Dmitri Zhirnov. Pour conclure que «la situation est difficile».

Le nouveau gouvernement afghan a les poches vides

Plus de trois semaines après que les talibans* ont repris le pouvoir en Afghanistan, et plus d’une semaine après le retrait complet des forces armées américaines, la composition du nouveau gouvernement afghan a été annoncée le 7 septembre 2021.

À la tête de l’exécutif fraîchement désigné se trouve Mohammad Hassan Akhund, qui avait présidé le Conseil de direction des talibans* et été ministre des Affaires étrangères en 1996-2001. Lui-même, ainsi que certains de ses collègues figurent sur la liste de sanctions de l’Onu.

Les autorités récemment investies ont demandé aux États-Unis de débloquer près de huit milliards d’euros de réserves appartenant à la Banque centrale afghane, afin d’utiliser ces fonds à stabiliser et reconstruire le pays.

Les talibans* ont également adressé la requête à l’Onu de retirer les noms de leurs dirigeants de la liste des sanctions.

*Organisation terroriste interdite en Russie





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