« L’objet du site www.laradioactivite.com est d’expliquer la radioactivité et ses applications à un large public. Il a été créé par des physiciens qui continuent d’en assurer les mises à jour. » :

« Les trois plus importantes contributions à la dose efficace engagée pour la population mondiale sont dues au carbone-14 (70 %), au césium-137 (13 %) et au strontium-90 (3 %). L’ingestion contribue à 80 % de la dose totale. Il faut remarquer que l’exposition au carbone-14 sera répartie sur une très longue période : 5 % sur les 100 premières années suivant les rejets et 71 % sur les 10 000 ans suivants.Les populations vivant près des sites où les essais ont été conduits ont été exposées à des retombées locales et ont reçu des doses plus élevées. Des expérimentations à petite échelle ont également eu lieu à Maralinga, entraînant la dispersion de 24 kg de plutonium-239 sur une superficie de plusieurs centaines de km2. »

Sur ce site ils commencent par dire que les essais nucléaires laissent juste du tritium (ce qui nous laisse, si l’on se renseigne, penser que bah ce n’est pas siiii grave…) et dans le paragraphe d’après ils te calent le passage que je viens de citer ci-dessus. Toujours la même technique à la mode (que je ne cesse de dénoncer) d’affirmer deux choses contraires à la suite l’une de l’autre dans un ordre qui favorise l’idée que l’on veut mettre dans la tête du lecteur pressé .

3. WIKIPEDIA

Et alors y’a un article de wikipedia c’est un exemple illustrant ce que je viens de dire juste ci-dessus au sujet du fait d’affirmer deux choses contraires à la suite l’une de l’autre :

« Retombées d’une explosion atomique

La masse de produit n’est pas très élevée car si la puissance thermique est considérable le temps durant lequel elle est émise est très court. (…) En revanche, l’activité de ces produits de fission est de plusieurs ordres de grandeur supérieure à celle d’un cœur de réacteur, parce que leur production n’est pas étalée dans le temps, et que les produits de fission à vie courte commencent en même temps leur décroissance radioactive. Il s’y ajoute les produits d’activation engendrés par le flux de neutrons sur l’atmosphère, ainsi que le reliquat de la matière fissile (dont la fission ne peut pas atteindre un rendement élevé) et les débris de l’engin explosif. L’évolution en fonction du temps décroît sensiblement jusqu’à 180 jours après l’essai ; au-delà la décroissance s’accélère. (…) Cette radioactivité correspond à un dégagement d’énergie qui reste important : de l’ordre de 10 % de l’énergie de fission est produite sous forme de radiations résiduelles émises après l’explosion. Le risque radiologique correspondant aux retombées globales est beaucoup plus faible, ne serait-ce que parce que les radionucléides sont plus dispersés, et que les produits de fission à vie courte ont le temps de perdre leur activité pendant le transport atmosphérique. Des pluies ou des orages peuvent ramener les particules au sol beaucoup plus rapidement, si le nuage radioactif est « lavé » par les gouttes d’eau. »

Jusque-là ça va (je veux dire que c’est pas ambigu, après le contenu j’en sais rien je pense pas qu’ils mentent). Puis ça commence à partir en sgueg niveau ambivalence :

« L’impact sanitaire à long terme des retombées radioactives correspond essentiellement d’une part de l’exposition directe à la radioactivité ambiante dans les zones polluées, et d’autre part de l’accumulation de radionucléides à durée de vie relativement longue (comme le strontium 90 ou le césium 137) dans le corps à la suite de l’ingestion de nourriture contaminée. »

Des radio-particules qui ne décroissent pas du tout « sensiblement jusqu’à 180 jours » (voir ci-dessus dans le paragraphe où « tout allait bien »)… (demi-vie de 7 ans pour le premier et 30 pour le second ; sachant que plus d’un millier d’essais d’explosions d’armes nucléaires ont eu lieu en 30 ans voilà je laisse ça là).

Puis juste après ils sortent :

« En ce qui concerne l’irradiation, il est certain que la somme des effets est moindre que l’effet de la somme. » Sans plus de précisions, comme ça comme une fleur au milieu des « données ». Mais Whats ze FUCK.

Ensuite attendez un peu ça devient carrément comique :

« La bioconcentration des radionucléides dans les zones polluées peut rendre les produits végétaux ou animaux impropres à la consommation. Le contrôle sanitaire de ces zones doit donc être maintenu très au-delà du point où le séjour n’y est plus dangereux. »

Ok oui d’accord. Et JUSTE après qu’est-ce qu’ils citent comme passage d’un ouvrage ?

« Du point de vue des écosystèmes, un accident de centrale est une excellente nouvelle, car cela crée instantanément une réserve naturelle parfaite ! La vie sauvage ne s’est jamais aussi bien portée dans les environs de Tchernobyl que depuis que les hommes ont été évacués (la colonisation soviétique, à l’inverse, a été une vraie catastrophe pour la flore et la faune). Le niveau de radioactivité est désormais sans effet sur les écosystèmes environnants, et le fait d’avoir évacué le prédateur (l’être humain) a permis le retour des castors, loups, faucons, etc. On a même profité de cette création inattendue de réserve naturelle pour réintroduire des bisons et des chevaux de Przewalski, qui vont très bien merci. La hantise de la radioactivité vient de la crainte que nous avons tous quand nous ne comprenons pas ce qui se passe. Mais ce que nous ne comprenons pas n’est pas nécessairement dangereux pour autant… » (Jean-Marc Jancovici)

C’est Ouf ; pas dans le contenu mais dans le lien entre les passages que je trouve délicieusement WTF.

Et on termine par ça, ils nous ré-expliquent le truc le plus évident de l’article alors que tout le reste ils passent vite dessus :

« Du fait de la bio-accumulation possible du césium 137, [rappel : demi-vie de 30 ans donc présence significative d’au moins le double (trois quarts de la quantité), ça me fait rire jaune cette histoire de la demi-vie ça adoucit bien psychologiquement les chiffres] des champignons ou des animaux sauvages qui s’en nourrissent peuvent atteindre des niveaux de radioactivité les rendant réglementairement impropres à la consommation humaine, même dans des zones qui ne sont pas qualifiées de contaminées . »

MAIS ils étaient pas encore satisfaits ils se sont sentis obligés de poser une petite cerise juste à la suite de ce qui précède :

« Aux niveaux de bio-accumulation relevée sur ces exemples, une consommation ponctuelle (trois fois par an, soit cent fois moins souvent) n’a qu’une incidence de deux ordres de grandeur inférieure, ce qui est évidemment négligeable. »

consommation ponctuelle=trois fois par an naaan mééé WTF de chez WTF si même le dernier des bisounours il a pas envie de te mettre des tartes là ?

Wikipedia, sur cet article, ils t’ont bien niqué. Triste pour nous.

4. LES CONSÉQUENCES SUR L’OZONE

Mais bon à la base je voulais trouver quelques chose au sujet des conséquences des essais nucléaires sur la couche d’ozone donc sur le dérèglement climatique également :

à lire absolument si l’on se questionne au sujet de la relation entre les essais nucléaires et la couche d’ozone :

« N’espérez pas sortir indemne d’un lointain, régional et «mini» conflit nucléaire. Parmi ses conséquences, la perte massive d’ozone stratosphérique exposerait tous les êtres vivants des pays tempérés aux UV solaires, casseurs d’ADN et autres molécules de la vie. Cibles : la santé humaine et animale, la production végétale terrestre et le plancton marin.Démonstration, hier, par des spécialistes des sciences de l’atmosphère dans PNAS (la revue de l’Académie des sciences américaine). Ils se sont inspirés d’un scénario de wargame : Inde et Pakistan entrent en conflit nucléaire. Détail technique : l’échange de missiles correspondrait à environ 100 fois Hiroshima. L’article d’hier poursuit le travail en étudiant les conséquences sur la chimie atmosphérique d’un tel échange de missiles. Lorsque les bombes explosent, expliquent les auteurs de l’article, elles injectent jusque dans la stratosphère d’énormes quantités de poussières, de suies, d’aérosols. Ces particules participent à d’intenses réactions chimiques et photochimiques. Très complexes, certaines vont détruire l’ozone ; d’autres, par rétroactions, vont en produire. Au final, l’une des conséquences serait la destruction rapide d’environ 20 % du total de l’ozone atmosphérique, proportion comprise entre 25 et 45 % aux moyennes latitudes et portée jusqu’à 75 % dans les hautes latitudes nord. Cette «déplétion», écrivent-ils, persisterait au moins cinq années. Et la reconstitution de la couche d’ozone prendrait au moins dix ans. » [Laissez-moi vous dire que le tout petit peu de lectures que j’ai à mon actif sur ce sujet laissent présager que la toute dernière phrase c’est du mytho relativement gros.]

Histoire de bien me faire comprendre : « l’échange de missiles correspondrait à environ 100 fois Hiroshima » est-il écrit, ; donc 100 bombes, et ça correspondrait à une perte de 20% de l’ozone. Certes si l’on les pète quasiment d’un coup. Mais combien de bombes pétées en 70 ans ? De mémoire, deux-mille et quelques, deux-mille deux cent je crois. Et bien plus puissantes que les premières, mais alors rien à voir. Tapez Tsar bomba sur internet vous allez voir (je sais plus si elle a été testée celle-là en concret mais bon c’est pour dire).

(Je me suis dit je vais regarder qand-même, déjà le premier chiffre que google te donne c’est 500 et quelques j’me suis dit « tiens ? » mais ensuite j’ai trouvé ce qui suit)

« les différentes données collectées permettent de dire que plus de 2 050 essais nucléaires atmosphériques et souterrains (sans compter les deux tirs nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki) ont été réalisés par les États-Unis, l’Union soviétique, le Royaume-Uni, la France, la république populaire de Chine, l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et, selon toute vraisemblance, conjointement l’Afrique du Sud et Israël. Le nombre d’essais fait l’objet de multiples discussions : 2 054, 2 059, ou encore 2 419, selon un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Le chiffre exact ne sera certainement jamais connu. »

Comme je l’ai déjà souligné d’autres fois, une partie de ces bombes ont été pétées en hauteur, ce qui change tout au niveau de leur influence sur la couche d’ozone et le climat :

Sinon :

« Des gaz radioactifs sont libérés dans l’atmosphère, après s’être échappés de petits interstices rocheux, par exemple.

Contrairement aux idées reçues, les essais nucléaires souterrains portent donc atteinte à l’environnement. Même faible et localisée, ils entraînent une pollution radioactive. Cette pollution est naturellement beaucoup plus sérieuse en cas d’incident. Or, les exemples de fuites et d’accidents sont nombreux. S’agissant de la France, l’incident le plus grave se déroula le 1er mai 1962 à In Eker lors du tir Beryl. L’explosion de la bombe devait être contenue au cœur de la montagne du Tan Affela, mais la puissance de l’explosion détruisit le bouchon de confinement et libéra des éléments radioactifs dans l’atmosphère. Un nuage radioactif culminant à près de 2600 m d’altitude se forma alors rapidement et plusieurs centaines de personnes assistant à cet essai furent gravement contaminées. »

5. Après tout ce qui viens d’être dit, comment juger des articles comme celui-ci : https://www.lemonde.fr/blog/huet/2018/04/11/nucleaire-et-climat-la-grande-tromperie/, du journal Le Monde, qui martèle pendant deux pages que le nucléaire c’est propre parce que son bilan carbone (émissions de CO2) est très positif ? Et que le peuple abruti et vaniteux au cerveau lavé par un pseudo-écologisme intégriste et narcissique ne veut rien savoir et s’obstine à hurler comme des gueux « Ha caca le nucléaire caca » ?

Au passage, perdu dans l’article :

« Dans les scénarios énergétiques examinés par le GIEC, le nucléaire fait partie des mix électriques envisagés pour atténuer la menace climatique . » (des mix ? Déjà j’ai coupé des morceaux de phrase qui noient dans la mesure du possible le poisson et là ils te sortent ça, « mix », sans plus, alors tu regardes ailleurs (si t’es pas pressé sinon tu relèves encore moins l’importance de la phrase) et c’est : « la répartition des différentes énergies », ok, pour leur faire plaisir.

De ce survol je pense qu’on est en droit de conclure que les effets de l’emploi de la technologie nucléaire (surtout militaire) ont des effets alarmants évidents sur la couche d’ozone ainsi que sur la salubrité générale, pour l’humain, du milieu naturel.



-source-

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *