Demain L’espoir est un film de science fiction réalisé par Stephen Tolkin en 1993. Voici son synopsis :

À New York, dans un futur pas très lointain, une peste ravage la population et fait des milliers de victimes. Pour arrêter la propagation de la maladie, le gouvernement regroupe les personnes contaminées dans des camps et les marque de la lettre P.

demain l'espoir

Le fléau en question est un virus du type HIV, et nous sommes dans les années où ce virus commençait à être connu et à susciter la peur au sein des populations.

À l’époque, nous pouvions dire que ce n’était qu’un film et que cela ne pourrait jamais arriver dans notre monde moderne.

Puis vint le Covid-19 et toute sa panoplie de mesures liberticides, de restrictions et de contraintes.

Au Canada, ce film de 1993 est en train de devenir la réalité de 2021. Voici ce que le gouvernement du Canada publiait sur son site en date du 13 août 2021 :

Le gouvernement du Canada annonce un financement pour créer en Ontario des sites d’isolement volontaire lié au Covid‑19 qui soient « sûrs ».

De : Agence de la santé publique du Canada

Communiqué de presse

Le 13 août 2021 | Ottawa (Ontario) | Agence de la santé publique du Canada

Le gouvernement du Canada collabore avec des partenaires pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens et des Canadiennes et pour limiter la propagation du Covid-19 et de ses variants au Canada. L’isolement est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir la propagation du Covid-19. Cela dit, il peut être dangereux ou impossible pour certaines personnes au Canada de s’isoler en raison du surpeuplement des logements ou du prix élevé, ce qui augmente le risque pour celles-ci, leur famille et leur collectivité indépendamment de leur volonté.

Aujourd’hui, l’honorable Patty Hajdu, ministre de la Santé, a annoncé du financement pour des projets en Ontario pour l’exploitation de sites sûrs d’isolement volontaire. Le financement soutiendra les quatre projets suivants :

  • le Chochrane District Social Services Administration Board pour des sites à Timmins, à Cochrane, à Hearst, à Kapuskasing et à Moosonee;
  • le Comté de Hastings pour un site à Belleville;
  • le Kenora District Services Board pour des sites à Kenora et à Sioux Lookout;
  • la Ville de Hamilton.

Ces sites permettent aux personnes atteintes du Covid-19 ou qui ont été exposées au virus d’avoir accès à un lieu d’isolement sûr pour se protéger et protéger leur collectivité. Ils s’ajoutent aux sites mis à la disposition des personnes en situation d’itinérance qui doivent s’isoler en raison d’un test positif.

Les sites d’isolement volontaire réduisent le risque de propagation du Covid-19 entre contacts familiaux lorsque des personnes doivent vivre dans des logements surpeuplés et qu’elles n’ont aucune solution de rechange. Ces sites, qui peuvent être créés à des endroits où sévissent des éclosions, font partie des mesures d’intervention rapide mises en œuvre pour contribuer à freiner la propagation du Covid-19.

Le Programme de sites sûrs d’isolement volontaire appuie directement les villes, les municipalités et les régions sanitaires susceptibles de transmission communautaire du Covid-19. Les sites choisis dans le cadre du programme offrent un endroit accessible où les personnes peuvent s’isoler en toute sécurité pendant la période prescrite. Des responsables de la santé publique de la localité déterminent les personnes admissibles qui ont la possibilité de se rendre volontairement au site d’isolement afin de les protéger et de protéger les membres de leur ménage au cours d’une éclosion dans leur collectivité.

Citations

« Protéger la santé de la population canadienne du Covid-19 et endiguer sa propagation représentent un effort collectif. Le programme de sites sûrs d’isolement volontaire appuie les municipalités à l’échelle du Canada, y compris ces projets en Ontario, de sorte qu’elles puissent offrir à leurs résidents des sites d’isolement sûrs. »

~ L’honorable Patty Hajdu, Ministre de la Santé

« Nous apprécions le financement et l’aide du gouvernement du Canada pour soutenir les mesures de Hamilton en réponse au Covid-19. Ce financement contribuera à compenser les coûts et à maintenir un soutien critique dans la réponse à la COVID-19 dans notre collectivité en assurant l’accès à des sites sûrs d’isolement aux membres de notre collectivité admissibles s’ils ne peuvent pas le faire là où ils habitent, ce qui protégera leur famille et la collectivité. »

~ Fred Eisenberger, Maire de la Ville de Hamilton

« Au nom du Comité du comté de Hastings, j’aimerais remercier l’Agence de la santé publique du Canada pour tout le travail accompli à l’égard de notre population vulnérable. Ces sites d’isolement empêcheront la propagation du Covid-19, surtout pour les personnes qui vivent dans des habitations surpeuplées ou dans des situations précaires, et qui n’ont pas les moyens de s’isoler adéquatement afin de se protéger et de protéger ceux autour d’eux. »

~ Warden Rick Phillips, Comté de Hastings

Faits en bref

  • Le gouvernement du Canada octroie jusqu’à 5 525 126 $ en financement à quatre projets en Ontario pour l’exploitation de neufs sites d’isolement comptant en tout 194 chambres, soit :
    • jusqu’à 1 374 788 $ au Cochrane District Social Services Administration Board pour cinq sites comptant en tout 120 chambres ;
    • jusqu’à 1 551 066 $ au Comté de Hastings pour un site comptant en tout 20 chambres ;
    • jusqu’à 2 275 600 $ au Kenora District Services Board pour deux sites comptant en tout 40 chambres ;
    • jusqu’à 323 672 $ à la Ville de Hamilton pour un site comptant en tout 14 chambres.
  • Le gouvernement fédéral versera au total environ 100 millions de dollars à des municipalités et à des régions sanitaires en vue de l’établissement de sites sûrs d’isolement volontaire partout au pays. Ce financement fait partie des mesures d’intervention rapide prises par le Canada pour freiner la propagation du Covid-19.
  • Le Programme de sites sûrs d’isolement volontaire a accordé jusqu’à présent 100,6 millions de dollars pour établir des sites en Ontario, en Saskatchewan, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.
  • Depuis l’ouverture du premier site sûr d’isolement volontaire à Toronto en septembre 2020, environ 9 432 personnes ont demandé l’accès et du soutien à l’un des sites financés par l’État à l’échelle du pays.
  • Les sites sûrs d’isolement volontaire font l’objet de vérifications et de déclarations périodiques, effectuées en collaboration avec les responsables locaux de la santé publique.
  • Les responsables des sites d’isolement sont encouragés à mettre en commun leurs pratiques exemplaires pour améliorer le fonctionnement des sites et la prestation de services aux personnes qui s’y rendent.
  • Pour prévenir la propagation du Covid-19, les Canadiens et les Canadiennes doivent suivre les mesures de santé publique locales, éviter les endroits où aucune mesure n’a été mise en place pour réduire la propagation et rester chez eux s’ils présentent des symptômes.

* * *

Commentaires

Et concernant ces sites « sûrs », cet article nous dit :

En juin 2020, le gouvernement fédéral a publié un décret exigeant que toute personne entrant au Canada soit mise en quarantaine pendant 14 jours. Si une personne n’a pas d’endroit sécuritaire où passer sa quarantaine, le gouvernement la dirige vers un site, généralement un hôtel réquisitionné à cet effet. Il y en a 11 au pays. Les sites de quarantaine existants peuvent accueillir 1 600 personnes au total.

camps canada

© Graphique CBC
Les villes canadiennes qui possèdent des sites de quarantaine pour voyageurs revenant de l’étranger et le nombre de personnes qui y logeaient le 6 août dernier.

De plus, le député Randy Hillier a posé des questions embarrassantes au gouvernement :

Et voici un exemple de sites « sûrs » au Manitoba (vidéo en anglais) :

Enfin, la prochaine étape qu’ils nous préparent sera-t-elle similaire à ce que nous pouvons voir dans cette bande annonce du film Songbird :

On peut même se poser la question de savoir si la science-fiction d’hier ne sera pas la réalité de demain, et qui plus est, si l’objectif de ces films n’est pas de nous préparer à tout cela ? Enfin, je vous laisse réfléchir à tout cela.

Avatar

Jacques P.
(Profile)

Jacques Paquin est originaire de Québec, Canada. Il a étudié les sciences actuarielles à l’Université Laval et a gradué en 1976. Il a travaillé plus de 30 ans pour le Gouvernement du Québec et est maintenant retraité. Sa quête pour la vérité l’a conduit à devenir un éditeur pour SOTT en 2007. Quand Jacques ne travaille pas comme éditeur pour SOTT, il oeuvre dans un groupe de traduction, lit des livres sur la psychologie, la santé, la spiritualité, la

science. Il est passionné de plein air et aime faire des randonnées pédestres et du vélo.



-source-

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *