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La publication du New York Times sur l’ingérence imaginée de Moscou dans la séparation de la Catalogne de l’Espagne est une «provocation planifiée à l’avance», a lancé Maria Zakharova, soulignant que le journal n’a même pas fait de demande auprès du ministère russe pour confirmer ou démentir ces informations.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Oleg Syromolotov n’a jamais rencontré le conseiller de l’ancien chef du gouvernement catalan Josep Lluis Alay, qui selon les médias étrangers aurait demandé à Moscou de soutenir la séparation de la Catalogne de l’Espagne, a martelé Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Le New York Times, assurant qu’il cite un rapport du renseignement européen, a déclaré dans son article publié le 3 septembre qu’Alay avait rencontré des responsables russes pour obtenir le soutien de la Russie dans la séparation de la Catalogne de l’Espagne. Le journal affirme qu’en Russie Alay et l’homme d’affaires russe Alexandre Dmitrenko ont rencontré plusieurs responsables des services de renseignement extérieurs, ainsi qu’Oleg Syromolotov, qui est maintenant responsable de la lutte contre le terrorisme et occupe le poste de vice-ministre des Affaires étrangères.

Maria Zakharova a qualifié la publication du journal de fausse nouvelle, en notant sarcastiquement que «le sens de l’article est traditionnellement révolutionnaire – la Russie s’ingère».

«J’ai demandé à Oleg Syromolotov: “Quand était la rencontre? Dans quel format?”. Il s’est avéré qu’il n’y a pas eu de réunion à Moscou ou ailleurs. Oleg Syromolotov n’a jamais rencontré Josep Lluis Alay à Moscou ou à l’étranger, il n’avait pas de contact avec lui et n’en a toujours pas», a écrit la diplomate sur Telegram, ajoutant que toute la publication du journal est une «falsification stupide».

Elle a en outre noté que le journal n’avait pas demandé au ministère des Affaires étrangères de confirmer ou de démentir les informations concernant les réunions, ce qui est une autre preuve de «provocation planifiée à l’avance».

«Le New York Times ainsi que tous les autres médias qui ont reproduit cette désinformation sont obligés d’écrire un démenti», a ajouté la porte-parole du ministère russe.

Le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov a déclaré ce 7 septembre que le Kremlin rejetait catégoriquement l’implication de Moscou dans les événements en Catalogne et que ces accusations relèvent d’insinuations et de mensonges.

La réaction des politiques catalans

Auparavant, le conseiller de l’ancien chef du gouvernement catalan Carles Puigdemont, Josep Lluis Alay, a dit qu’il était allé à Moscou au printemps 2019, mais a déclaré que ces voyages n’étaient qu’une partie des contacts réguliers avec des journalistes étrangers et des responsables.

Selon le journal, Carles Puigdemont a confirmé les voyages. Josep Lluis Alay a à son tour souligné que toute hypothèse selon laquelle il cherchait un soutien russe est «une histoire fantastique inventée par Madrid».

Le bureau de Puigdemont a critiqué les publications apparues dans plusieurs médias voulant qu’il ait tenté d’établir des liens avec des responsables russes en 2019.

En outre, la coalition politique Lliures per Europa a rendu publique sur Twitter une demande écrite qu’elle a envoyée à la Commission européenne en sollicitant d’expliquer la fuite possible d’un rapport de renseignement européen au New York Times.

Pour rappel, un référendum d’autodétermination non autorisé organisé en octobre 2017 a conduit à une déclaration d’indépendance éphémère de la Catalogne et à la pire crise politique que l’Espagne ait connue depuis des décennies.





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