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Selon le magazine Military Watch, l’aviation est la principale vulnérabilité des porte-avions américains après que les États-Unis ont misé sur les avions multirôles embarqués. Alors que la Russie, la Corée du Nord ou la Chine ont déjà mis en place des missiles antinavires à longue portée de nouvelle génération.

Ayant misé sur les chasseurs multirôles F-18 Super Hornet, les États-Unis ont sacrifié l’efficacité de leurs porte-avions, estime le magazine Military Watch.

Avec la mise en service du F-18 Super Hornet en 2001, Washington espérait réduire les coûts d’entretien des porte-avions. Cet avion de chasse est arrivé pour remplacer l’avion d’attaque au sol embarqué A-6 Intruder et l’avion de chasse embarqué F-14 Tomcat, qui, cependant, avaient un rayon d’action beaucoup plus grand.

«Le passage du Tomcat au Super Hornet a réduit la portée de l’aviation de 77%, ce qui était acceptable juste après la fin de la guerre froide, car l’exploitation du F-14 exigeait des coûts élevés», indique l’auteur de l’article.

Mais le besoin de ces avions est de plus en plus évident en raison de la capacité croissante des concurrents. Ainsi, la Russie, la Corée du Nord et la Chine sont évoquées en exemple. L’expert rappelle que ces pays ont déjà mis en place de nouvelles classes de missiles antinavires à longue portée qui permettent aux opérateurs de se trouver loin de la côte, est-il expliqué dans le magazine.

Le nouveau chasseur US et la concurrence avec la Chine

De ce fait, US Navy devra probablement attendre que le nouveau chasseur embarqué de sixième génération soit mis en service, car il est peu probable que son aviation ait la supériorité aérienne à longue distance pour le moment.

Auparavant, Military Watch avait déjà écrit que des détails concernant le développement d’un chasseur de nouvelle génération pour l’US Air Force étaient apparus, indiquant comment l’avion pourrait répondre aux exigences des opérations militaires en Europe et en d’Asie de l’Est. L’avion devrait entrer en production au milieu des années 2020.

Les États-Unis et la Chine sont actuellement considérés comme étant dans une course pour développer le premier avion de chasse au monde avec des capacités de sixième génération, bien que la Russie développe un intercepteur de sixième génération dans le cadre du programme MiG-41 et teste l’intégration des technologies de sixième génération à son chasseur de cinquième génération Su-57, indique l’auteur de l’article.

La montée de la Chine en tant qu’une des deux principales puissances militaires du monde, et de l’Asie de l’Est en tant que centre de l’économie mondiale, a poussé les États-Unis à mettre l’accent sur les exigences du théâtre du Pacifique pour sa prochaine génération de chasseur, résume Military Watch. Et la principale différence entre les théâtres militaires d’Asie de l’Est et d’Europe réside dans les distances en jeu, les premiers étant beaucoup plus vastes et obligeant les pays à mettre beaucoup plus l’accent sur la guerre navale et aérienne en raison des mers et des océans qui séparent les grandes puissances.

Les chasseurs américains actuels de haut niveau, les F-22, F-15EX, F-35 et F-18E sont tous mal adaptés aux opérations en Asie, et tous dépendent très fortement du ravitaillement aérien dans les conflits simulés contre la Chine ou la Corée du Nord.





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