La région est menacée par l’exploitation agricole, minière, pétrolière et forestière. Au Brésil, qui abrite 60% de ce domaine bioclimatique, la déforestation a fortement grimpé, à un niveau inédit depuis douze ans selon les dernières données disponibles, depuis l’arrivée au pouvoir du Président Jair Bolsonaro en 2019.

Les peuples indigènes d’Amazonie ont exhorté dimanche 5 septembreles chefs d’État et de gouvernement à soutenir un nouvel objectif de protection de 80% du bassin amazonien à l’horizon 2025 et réclamé des actions fortes pour freiner la déforestation.

Les délégués de l’Amazonie ont lancé leur campagne à l’occasion du Congrès mondial de la nature qui se déroule du 3 au 11 septembre à Marseille.

“Nous invitons la communauté mondiale à nous rejoindre pour inverser le processus de destruction de notre terre et ce faisant sauvegarder l’avenir de la planète”, a déclaré à Reuters José Gregorio Diaz Mirabal, coordonnateur global pour la COICA, qui représente les 505 peuples autochtones des neuf pays du bassin amazonien.

Un peu moins de la moitié du bassin amazonien bénéficie actuellement d’une certaine forme de protection officielle ou d’une gestion autonome par les peuples indigènes, selon une étude publiée l’an dernier par le Réseau d’information socio-environnemental sur l’Amazonie.

Mais la région est menacée par l’exploitation agricole, minière, pétrolière et forestière. Au Brésil, qui abrite 60% de ce domaine bioclimatique, la déforestation a fortement grimpé, à un niveau inédit depuis douze ans selon les dernières données disponibles, depuis l’arrivée au pouvoir du Président Jair Bolsonaro en 2019.

Le bassin amazonien dans son ensemble a perdu 18% de sa couverture forestière originelle, et 17% de sa surface est dégradée, selon une étude menée par 200 scientifiques parue en juillet.

Si le taux de déforestation de l’Amazonie atteint 20-25%, la région pourrait être entraînée dans une spirale mortifère qui la verrait s’assécher et se transformer en savane, alerte le chercheur brésilien Carlos Nobre, spécialiste des systèmes climatiques.

Le Congrès mondial de la nature est organisé tous les quatre ans par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), organisation rassemblant gouvernements, associations de la société civile et scientifiques.

La COICA espère que la réunion endossera sa déclaration “Amazonia80x2025” (www.amazonia80x2025.earth) afin d’obtenir plus de poids lors de la Convention des Nations unies sur la biodiversité qui doit se tenir l’an prochain à Kunming, en Chine, où les gouvernements débattront d’objectifs de protection de la diversité biologique pour les dix prochaines années.





-source-

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *