L’infâme pseudo-sésame s’imposant à tout le monde, tout le monde devrait le refuser, à commencer par les salariés des entreprises qui l’exigent.

On ne le répétera jamais assez : manifester ne suffira pas à mettre en échec le gouvernement et l’oligarchie dont il relaie les intérêts. Si la population se contente de déambuler dans les rues tous les samedis en criant « Ton passe, on n’en veut pas », le passe passera.

Au surplus, avec ces marches hebdomadaires, on est en train de fatiguer les gens, qui finiront par se décourager en l’absence de résultats concrets.

Non pas que les manifestations ne servent à rien. Mais, elles doivent s’accompagner de formes d’action plus déterminées (1) …

La ségrégation s’accélère

D’ailleurs, pour le moment, et alors que nous en sommes déjà à 7 samedis de mobilisations (sans compter de multiples happenings quotidiens), Macron n’a toujours pas démissionné, cependant que le QR code est toujours là. Il est même utilisé maintenant dans les grandes surfaces et [il est destiné à s’étendre]url:Le passe « sanitaire » bloquera toutes les portes (eclairages.eu) .

Ainsi, les non-injectés ne peuvent plus aller par exemple dans les gros magasins d’alimentation (2).

A notre connaissance, les salariés des hypermarchés, des musées, des cinémas, des théâtres, des restaurants qui ne sont plus accessibles qu’avec le QR code ou un test, ne se sont pas mis en grève (3). Ils n’ont pas refusé de collaborer à ce genre d’horreur. Et les syndicats se gardent bien d’organiser la résistance …

De grâce, que l’on nous épargne les excuses habituelles : les employés, menacés de perdre leur job, ont besoin de leur salaire; ils ont des enfants à nourrir, un loyer à payer et des crédits à rembourser etc etc.

Tout cela est vrai. Mais, justement, nous ne les exhorterons pas à entrer dans la lutte au nom de principes moraux abstraits, en invoquant la solidarité ou l’égalité, ou en les accusant d’être égoïstes et mauvais.

Non, ce qu’ils devraient avoir déjà compris, c’est qu’ils ont intérêt à se battre contre le passe en pensant à eux-mêmes et à leur famille.

Double peine « vaccinale » : en tant que citoyen ou consommateur …

Le salarié des endroits où le pseudo-sésame est requis, est aussi un citoyen ou un consommateur, dont la vie ne se résume pas à son activité professionnelle.

Or, en tant que citoyen et consommateur, cet individu est personnellement concerné par l’extension du passe ou du test un peu partout : s’il n’en a pas, il n’a plus le droit ni de pratiquer sa gym en salle, ni d’aller voir une toile, ni de se faire soigner à l’hôpital etc.

Ses enfants risquent fort de se faire « vacciner » de force à la rentrée. Et, s’ils échappent à la seringue, ils ne seront plus admis en cours.

Les caissières de l’hypermarché ou du resto rapide qui discrimine les non-vaccinés, sont elles-mêmes discriminées par leur club de fitness; le gérant de salle de fitness qui exige le passe « sanitaire », est obligé d’en posséder un lui-même pour acheter ses courses dans l’hypermarché ou le resto rapide; le contrôleur de la compagnie de transports qui refoule les non-injectés, est lui-même refoulé par le cinéma où l’on ne peut entrer qu’avec un test négatif ou le QR code; l’hôtesse de ce cinéma est dégagée par l’hôpital qui ne veut pas d’elle sans certification « sanitaire » (4); le fonctionnaire ou le vigile qui filtre les entrées à l’hôpital, ne peut pénétrer dans un cinéma qu’avec un passe Covid, et son épouse doit en détenir un pour aller aux commissions etc etc …

Tout le monde est discriminé par tout le monde, et tout le monde discrimine tout le monde.

Tant et si bien qu’en réalité, tout le monde est bel et bien obligé de se munir d’un passe « sanitaire » ou d’un test, et, in fine, de se faire « vacciner » .

Rien que pour cette raison, les salariés des entreprises qui demandent aux clients ou usagers un QR code, devraient s’y opposer.

et en tant que travailleur

L’individu qui bosse pour une boîte où le passe « sanitaire » est exigé des clients, n’évitera donc pas l’obligation « vaccinale » en tant que citoyen ou consommateur et lui-même client ou usager d’une autre entreprise. Mais, il n’y coupera pas non plus en tant qu’employé de sa propre taule.

Si, pour l’instant, le pouvoir n’a imposé la piqûre qu’à certaines catégories de travailleurs, c’est uniquement pour diviser la population, ne pas se retrouver avec tout le monde à dos en même temps, et, ainsi, affaiblir les luttes. Or, il faudrait être très crétin pour ne pas voir que tout un chacun finira par y passer (5). C’est dans la logique des choses. Puisque le gouvernement prétend que les non-injectés ne doivent pas pouvoir fréquenter les lieux publics au motif qu’ils mettraient en danger la santé de tous, il en découle nécessairement qu’il doit en aller de même pour les salariés de ces lieux. Par exemple, au nom de quoi les caissières de supermarchés, en contact continu avec les clients, échapperaient-elles à la « vaccination » et au passe, alors que les clients, eux, y sont astreints ? (6)

Il est certain que, dans très peu de temps, on va sortir à tous les travailleurs ce genre de discours (si on ne le leur bassine pas déjà) : « Les clients ou usagers non vaccinés risquent de contaminer les autres. Mais, vous aussi, salariés non immunisés, vous allez infecter les clients, d’autant que vous êtes en contact étroit et permanent avec eux. D’ailleurs, vous avez accepté que les non-vaccinés soient interdits d’accès dans vos magasins, cinémas, hôpitaux, bistrots, écoles etc. C’est donc que vous êtes d’accord pour considérer qu’ils représentent une menace. Par conséquent, vous aussi, vous constituez un péril si vous ne vous faites pas piquouser ». L’Etat et votre boss vous reprocheront de refuser la « vaccination » pour vous-mêmes après y avoir acquiescé pour les autres et après avoir même aidé à la leur imposer. On vous traitera notamment de tartufes, d’hypocrites, d’égoïstes, d’inconséquents etc, et l’on vous demandera de quel droit vous prétendez déroger à la règle commune.

Car, bien évidemment, plus il y aura de gens contraints de se faire « vacciner », plus vous ferez figure d’exceptions intolérables.

Et plus il y aura de discriminés, plus la ségrégation apparaîtra comme normale, allant de soi, et plus le fait qu’elle ne vous atteigne pas choquera comme une anormale anomalie.

Et vous n’aurez aucun argument sérieux à faire valoir face à ces accusations et face à ce chantage, parce que vous vous serez piégés vous-mêmes en tolérant l’idée que des non-vaccinés soient blacklistés, en en acceptant la pratique quotidienne et en y participant parfois activement.

Autrement dit, vous autres, salariés ou patrons qui mettez en place le passe « sanitaire », cela se retournera nécessairement contre vous pour vous revenir dans la figure comme un boomerang.

Et cet effet boomerang va toucher tout le monde : gérants et moniteurs des salles de sport; enseignants, auxquels on dira « A votre tour », une fois que sera terminée la « vaccination » des enfants à laquelle ils auront collaboré; travailleurs des lieux culturels (musées, cinémathèques, cinémas, théâtres, salles de concert etc), à qui on reprochera de ne pas vouloir se faire injecter alors qu’ils sont en contact avec des milliers de gens; restaurateurs et cafetiers, que l’on montrera du doigt en tant que tenanciers de clusters; routiers, que l’on accusera de compter parmi les principaux propagateurs du virus et de le répandre sur des centaines et des milliers de kilomètres; livreurs, que l’on présentera comme des foyers d’infection ambulants apportant le Covid-19 à domicile etc etc.

L’on menacera de vous licencier sans indemnités, ou de fermer vos entreprises, vos cafés, vos musées, vos cinémas, vos écoles, si vous regimbez contre votre propre « vaccination » et toutes les abominations prévues pour la suite.

Du reste, in fine, c’est la perte inéluctable et définitive de votre emploi qui vous attend : le passe « sanitaire » met en péril votre entreprise du fait notamment que beaucoup de Français n’en veulent pas, si bien que votre boîte subira immanquablement une hémorragie d’usagers et de clients. Vous vous imaginez que l’Etat subventionnera ad vitam aeternam des secteurs déficitaires qui n’attireront quasiment plus un chat ? Au contraire : la mafia au pouvoir s’en servira comme d’un prétexte supplémentaire pour justifier que votre cinéma, votre restaurant, votre café, votre théâtre, votre commerce disparaisse.

Tout cela est écrit d’avance.

Voilà pourquoi vous devez refuser l’instauration du passe prétendument sanitaire dans vos entreprises, vos collèges, vos universités, vos bibliothèques, vos clubs de body-fit, vos théâtres, vos cirques, vos magasins, vos hôpitaux, vos cabinets de consultation, vos salons de coiffure, vos bistrots, vos gares …

La solution n’est pas de monter les populations les unes contre les autres : consommateurs contre magasins ou restaurants, malades contre infirmières, sportifs contre clubs de sport, parents d’élèves contre profs, boycotteurs contre boycottés …

Au lieu de jouer le jeu du pouvoir en se déchirant les uns les autres, consommateurs, usagers, clients, commerçants, travailleurs indépendants, salariés du privé et fonctionnaires feraient bien de se battre ensemble en rejetant collectivement le passe et la « vaccination ». Une lutte commune unissant les employés et les clients ou usagers de la boîte Machin, aurait quand même plus de gueule et d’efficacité qu’une guerre entre les premiers, désormais boycottés, et les seconds, devenus boycotteurs …

il faut une riposte générale, soudée et immédiate, des travailleurs, des usagers, des clients, des consommateurs et des citoyens.

Ce n’est pas pour les autres que vous organiserez cette riposte générale, c’est pour vous-mêmes.

(1) Il serait temps aussi de résister au quotidien. Par exemple, il faudrait peut-être que davantage de personnes s’abstiennent de porter le masque dans les transports en commun, ou dans la rue. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est encore loin du compte à ce sujet : à Paris et en région parisienne, nous ne voyons quasiment que des zombies masqués jusqu’à la racine des cheveux, et même en extérieur alors que, pour l’instant, la muselière n’y est pas obligatoire. Tant et si bien que nous nous demandons où les contestataires du samedi s’évaporent le reste de la semaine.

(2) Pour beaucoup de gens, cela signifie une perte de pouvoir d’achat non négligeable, voire l’obligation de renoncer à se nourrir comme d’habitude, puisqu’ils doivent se procurer leurs denrées dans des commerces où tout est beaucoup plus cher, et où, du reste, on ne trouve pas toujours ce que l’on voudrait. Les appels à boycotter sont bien gentils, mais tout le monde n’a pas les moyens de payer 3 euros ou plus pour un produit qui est vendu 1,5 euro dans une grande surface.

Le boycott pose également problème à d’autres titres.

(3) Puisqu’un test de moins de 72 heures est requis, le quidam est contraint d’en effectuer un au minimum toutes les 72 heures. Cependant, dans la pratique, il peut être amené à le faire plusieurs jours de suite. C’est le cas par exemple de la personne qui s’entraîne à la salle de musculation non pas à jours fixes, mais selon ses disponibilités ou sa forme physique et sans avoir prévu à l’avance quand elle pratiquera sa culture physique. Les individus qui connaissent ce genre de situation, pourront vérifier qu’elle peut impliquer de se tester quotidiennement. Au fait : peut-on nous rappeler combien coûtent ces pseudo-tests, au demeurant non fiables ?

(4) Pas plus tard que mercredi, nous sommes passé près d’un hôpital, et nous avons vu cette scène atroce : quatre espèces de vigiles qui visaient les passes insanitaires à l’entrée. On continue de supprimer des lits et des emplois de soignants, on a dézingué les urgences, on n’en finit plus de saboter le système de santé, et, cerise sur le gâteau, on embauche des molosses pour empêcher les malades de se faire soigner … Cela seul aurait dû mettre, non pas 3 ou 5 millions de protestataires dans les rues, mais 40 millions.

(5) Comme nous l’avions annoncé, le gouvernement veut maintenant imposer la piquouse aux gendarmes … et aux policiers, auxquels il promettait, il y a encore quelques semaines, une exemption. Que cela serve de leçon à tous les lâches imbéciles qui croient pouvoir se tirer égoïstement du désastre général …

(6) Il semble que, dans de nombreuses entreprises, les employeurs exerceraient des pressions pour que tous leurs employés se fassent injecter les produits de Pfizer ou autres Moderna.

Sellami

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