Lors des opérations d’évacuation menées par l’armée française en Afghanistan entre le 15 et le 27 août, les militaires ont dû s’adapter en permanence, ce qui leur a permis d’évacuer beaucoup plus de personnes que prévu.

Plus de 2.830 personnes ayant été transportées hors de Kaboul, le contre-amiral Jacques Fayard, chef des opérations d’évacuation, a reconnu le 31 août sur BFM TV qu’initialement les militaires ne pensaient pas que ce nombre serait si important.

«Au départ, on était configurés pour trois jours de mission et 160 ressortissants français, on a fait 13 jours et près de 3.000 personnes», témoigne-t-il.

Il a précisé qu’en termes d’organisation cela avait demandé «beaucoup de résilience» et de «réadapter en permanence» les dispositifs de l’armée:

«Il fallait que je dimensionne mes flux “in” ou “out” de la façon la plus adaptée à l’évolution de la menace humanitaire, sanitaire et terroriste sur Kaboul et en évitant les thromboses dans les flux, éviter que les gens restent trop longtemps sur l’aéroport de Kaboul et ne restent plus trop longtemps sur la base aérienne 104 à Abou Dabi».

L’officier a également confirmé que tout s’était déroulé en absence de contrôle aérien «qui avait été abandonné». De plus, les forces américaines allouaient chaque jour seulement trois créneaux d’une durée de 30 minutes pour que les avions français puissent décoller.

L’opération Apagan

Dimanche 29 août, la ministre des Armées a indiqué que l’opération Apagan avait permis d’évacuer de Kaboul 2.834 personnes, dont 142 Français et 2.630 Afghans. Dans son cadre, 26 vols Kaboul – Abou Dabi et 16 vols Abou Dabi – Paris ont été effectués.

Au début des opérations, Florence Parly soulignait sur Franceinfo que la France avait comme priorité «d’évacuer d’une part ses ressortissants qui sont encore en Afghanistan» et d’autre part d’«évacuer les personnels qui ont rendu d’éminents services en aidant quotidiennement la mission française en Afghanistan», sans oublier «de faire le maximum pour mettre en protection des personnalités» qui s’étaient engagées pour les valeurs de l’Hexagone.

Cependant, d’après Jacques Fayard, il reste «encore des gens à évacuer»:

«Il y a eu, je pense, des gens qui sont sans doute passés du bon côté de la porte et une partie de leur famille qui est restée de l’autre côté».





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