Une personne traversant une rue de La Nouvelle-Orléans pendant l’ouragan Ida, le 29 août 2021.

30 août 2021 à 10h46,
Mis à jour le 30 août 2021 à 11h22

Durée de lecture : 2 minutes

Climat
Monde

Seize ans après l’ouragan Katrina, qui avait totalement dévasté la Louisiane, faisant 1 836 victimes et 108 milliards de dollars (environ 91,5 milliards d’euros) de dégâts, la côte sud-est des États-Unis est de nouveau frappée par un ouragan. Baptisé Ida, il était classé en catégorie 4 (sur les cinq degrés de l’échelle de Saffir-Simpson) par le Centre américain des ouragans (NHC), avant d’être rétrogradé en catégorie 1 lorsqu’il a touché les terres dimanche 29 août.

Alors que des vents de 120 kilomètres-heure (km/h) ont été constatés, une rafale à 277 km/h aurait été enregistrée par les services météo de La Nouvelle-Orléans. Sur Twitter, certains internautes ont filmé les trombes d’eau qui se déversent sur la ville de La Nouvelle-Orléans. Près de 400 millimètres de précipitations sont attendus, soit l’équivalent d’une année de pluie à Paris.

Le Centre américain des ouragans estime que le niveau de l’océan dépassait déjà d’un mètre et demi sa moyenne habituelle à plusieurs endroits. L’onde de tempête a également stoppé le débit et inversé le cours du fleuve Mississippi. Un phénomène extrêmement rare selon le service américain Geological Survey.

Enfin, dimanche soir, la ville de La Nouvelle-Orléans était plongée dans le noir, privée d’électricité. John Bel Edwards, le gouverneur de Louisiane, a demandé à ses concitoyens de rester chez eux jusqu’à la fin de la tempête. Ce qui n’a pas empêché les drames : un homme de 60 ans est décédé, tué par la chute d’un arbre sur sa maison.

Après Elsa, Grace, Henri, c’est le quatrième ouragan en Atlantique nord depuis le début de la saison cyclonique. Déjà en 2020, celle-ci avait été exceptionnelle, avec trente tempêtes nommées, dont treize sont devenues des ouragans. Selon Matthieu Lengaigne, chercheur en océanographie à l’UMR Marbec, le réchauffement climatique serait responsable de l’aggravation de ces phénomènes météorologiques. « Avec le changement climatique, les températures des eaux de surface augmentent. Or, elles sont le fioul des cyclones, qui puisent bien plus d’énergie dans une atmosphère humidifiée, au-dessus d’océans réchauffés », expliquait-il alors à Reporterre.

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