par Michael Hudson.

Pour son discours de 16 heures lundi [16 août 2021], le président Biden a mis l’emballage classique des drapeaux flottants pour aborder le retrait forcé de l’Amérique en Afghanistan. C’était comme si tout ce qui se déroulait était le reflet des intentions propres de Biden, et non pas une démonstration de la totale incompétence de la CIA et du Département d’État qui, jusqu’à aussi récemment que vendredi dernier, assuraient que les Taliban ne seraient pas en mesure d’entrer à Kaboul avant au moins un mois. Au lieu de dire que le soutien massif et populaire de la population pour que les Taliban remplacent les États-Unis a montré l’incompétence de l’hubris des agences d’intelligence américaines – ce qui en soit aurait pu justifier l’accord de Bien d’accélérer le retrait – il a renouvelé sa défense de l’État profond et de sa mythologie.

Cela avait pour effet de montrer à quel point sa propre méconnaissance de la situation est totale et comment il continuera à défendre son aventurisme néoconservateur. Ce qui semblait être il y a une heure ou plus une opération de sauvetage de relations publiques est en train de se transformer en un dénouement de comment le fantasme américaine est encore et toujours en train de menacer l’Asie et le Proche Orient.

En appuyant de tout son poids la propagande qui a guidé la politique américaine depuis que George W. Bush a décidé d’envahir [l’Afghanistan ] depuis le 11 septembre [2001], Biden a perdu sa plus grande opportunité de briser les mythes qui ont mené à ses propres mauvaises décisions de faire confiance à l’armée américaine et aux officiels de l’État (et à leurs contributeurs de campagnes).

Son premier prétexte était que nous avions envahi l’Afghanistan pour riposter contre « son » attaque de l’Amérique le 11 septembre 2001. C’est le mensonge fondateur de la présence américaine au Proche Orient. L’Afghanistan ne nous a pas attaqué. L’Arabie Saoudite si.

Biden a essayé de brouiller ce sujet en disant que « nous » sommes allés en Afghanistan pour nous occuper (assassiner) d’Ossama Ben Laden – et qu’après cette « victoire », nous avons alors décidé de rester et de « construire la démocratie », un euphémisme pour créer un état client des USA. (Tous ces États sont appelés « démocraties », ce qui veut simplement dire pro-américain dans le vocabulaire diplomatique actuel).

Presque personne ne demande jamais comment les États-Unis sont entrés dans l’histoire. Jimmy Carter s’était fait avoir par le polonais anti-russe Brzezinski et avait créé Al-Qaïda pour agir comme la légion étrangère américaine, élargie par la suite jusqu’à inclure ISIS et d’autres armées terroristes, contre les pays où la diplomatie américaine voulait imposer un changement de régime. L’alternative de Carter au communisme soviétique était le fanatisme wahhabite, qui confortait l’alliance américaine avec l’Arabie Saoudite. Carter avait dit de manière mémorable qu’au moins ces musulmans croyaient en Dieu, comme des chrétiens. Mais l’armée fondamentaliste wahhabite était sponsorisée par l’Arabie Saoudite, qui payait et armait Al-Qaïda pour se battre contre les musulmans sunnites et, avant, contre le gouvernement afghan soutenu par la Russie.

Ce qui est si représentatif de l’état d’esprit agressif de la Guerre froide de l’Amérique est qu’elle aurait pu beaucoup plus facilement (et à un coût beaucoup plus faible) gagner l’Afghanistan par le miel, en ayant davantage à offrir économiquement que la Russie. Des documents déclassifiés des archives soviétiques montrent que :

« Aucun des documents soviétiques ne liste de terroristes entrant en URSS comme une préoccupation en 1979. Les Soviétiques sont plus inquiets par l’incompétence et pire de leurs clients communistes afghans, le déclin de l’influence soviétique (beaucoup moins de contrôle) dans le pays et le risque que l’Afghanistan ne se tourne vers les Américains.

Les premiers documents du Politburo soviétique qui ont été disponibles dans les années 1990 montrent que la véritable peur soviétique était que la tête du régime communiste afghan, Hafizullah Amin, était sur le point de se tourner vers les Américains. (Le président égyptien Anwar Sadat s’était notoirement retourné en 1972, éjectant des milliers de conseillers soviétiques, et était devenu le plus grand destinataire, après Israël, de l’aide étrangère américaine) ».

Cette politique précède le président Carter, bien sûr. Elle était endémique dans l’Amérique de la stratégie de la Guerre froide depuis les années cinquante. Il y a plus de soixante ans, par exemple, j’avais assisté à un meeting avec les représentants de Fidel Castro qui essayaient d’obtenir le soutien du Parti démocrate et de Kennedy pour renverser le régime de Batista. Imaginant que c’était les républicains et les frères Dulles qui représentaient la ligne dure américaine, ils espéraient que la diplomatie du Parti démocrate entrant trouverait son intérêt à donner un soutien économique pour aider Cuba à se relever d’une dictature corrompue. Mon père les mettait en garde que les Démocrates seraient orientés vers les mêmes forces [que les républicains].

Lors de mes visites à Cuba, il était évident que la population et même de nombreux officiels du gouvernement auraient accueilli favorablement un accord où il aurait été décidé d’atténuer leur politique économique castriste contre le soutien américain. Les États-Unis n’ont jamais essayé d’utiliser cette tactique dans les Caraïbes ou en Amérique latine, pas plus qu’ils ne l’ont fait en Afghanistan. C’est la mentalité néoconservatrice : « Faites-le par la force, ne donnez pas le choix à un autre pays ».

Échanger une aide « basée sur le marché » contre l’acceptation d’une politique économique n’est pas la politique américaine. Offrir une carotte laisse encore le choix à l’adversaire désigné par l’Amérique. Le seul moyen de s’assurer qu’un pays obéira est de le confronter à de la force brute. C’est la mentalité qui se trouve derrière le support américain à Maïdan et aux Banderista néo-nazi qui s’opposent à la Russie, au lieu d’essayer simplement d’aider à réformer l’Ukraine.

Et c’est ce qui s’est passé en Afghanistan. Après Carter, George W. Bush et Barack Obama ont fondé Al-Qaïda (en grande partie avec l’or volé en détruisant la Libye) pour se battre pour les objectifs géopolitiques américains et pour le pétrole en Irak et en Syrie. Les Taliban pour leur part ont combattu contre Al- Quaïda. La véritable peur américaine n’est donc pas qu’ils puissent se battre contre la légion étrangère wahhabite de l’Amérique, mais qu’ils essayent de passer un accord avec la Russie, la Chine et la Syrie pour servir de liaison commerciale depuis l’Iran vers l’Est.

Le second mythe de Biden a été d’accuser la victime en affirmant que l’armée afghane ne se battrait par pour « son pays », en dépit des promesses faites par les proxies installés par les États-Unis qu’ils utiliserait l’argent des USA pour construire l’économie. Il a aussi dit que l’armée ne se battrait pas, ce qui est devenu évident au cours du week-end.

Les forces de police ne se sont pas battues non plus. Aucune des forces ne s’est battue contre les Taliban pour « défendre leur pays » parce que l’occupation américaine n’était pas « leur pays ». Encore et encore, Biden a répété que les États-Unis ne pouvaient pas sauver un pays qui ne voulait pas « se défendre lui-même ». Mais ce «lui-même » était le régime corrompu qui empochait simplement l’argent de l’aide américaine.

La situation était assez similaire à celle de la vieille blague où le Longe Ranger et Tonto se trouvent entourés par les indiens. « Qu’est-ce que nous allons faire, Tonto », demande le Longe Ranger.

« Qu’est-ce que tu veux dire par « nous », l’homme blanc ? » répond Tonto. C’est la réponse de l’armée afghane à la demande américaine de se battre pour la force d’occupation corrompue qu’ils ont installée. Leur objectif est de survivre dans un nouveau pays, pendant qu’à Doha les dirigeants taliban négocient avec la Chine, la Russie et même les États-Unis pour aboutir à un modus vivendi.

Ainsi tout ce que le message de Biden voulait dire pour la plupart des américains était que nous n’allions plus gaspiller davantage de vies et d’argent pour mener des guerres pour une population ingrate qui voudrait que les États-Unis mènent seuls le combat pour eux.

Le président Biden aurait pu sauver l’honneur en disant : « juste avant le week-end, mes généraux et conseillers de Sécurité nationale m’ont dit qu’il faudrait des mois aux Taliban pour conquérir l’Afghanistan, et pour prendre contrôle de Kaboul, et que cela se passerait probablement à l’issue d’un combat sanglant ». Il aurait pu annoncer qu’il était en train de remplacer une direction ancrée dans l’incompétence depuis des années, et de créer un autre groupe basé davantage sur la réalité.

Mais bien sûr, il ne pouvait pas faire ça, parce que le groupe est l’État profond néoconservateur basé sur l’irréalité. Il n’allait pas expliquer comment « il est évident que j’ai été mal informé, ainsi que le Congrès, et que les agences de renseignements n’avaient aucune idée du pays pour lequel elles faisaient des rapports au cours des deux dernières décennies ».

Il aurait pu admettre que les Afghans ont accueilli les Taliban à Kaboul sans un combat. L’armée s’est tenue à l’écart, la police s’est tenue à l’écart. On a pu voir, semble-t-il, un parti qui célébrait le retrait américain. Les restaurants et les marchés sont ouverts, et la vie à Kaboul semble normale – à l’exception du chaos à l’aéroport.

Imaginez que Biden ait dit la chose suivante : « Étant donné le soutien populaire pour les Taliban, je faisais manifestement le bon choix en retirant les forces d’occupation américaines. Contrairement à ce qui a été dit au Congrès et au Pouvoir exécutif, les Afghans ne soutiennent pas les Américains. Je réalise maintenant que pour la population afghane, le gouvernement officiel que l’Amérique a mis en place a simplement pris l’argent que nous leur avons donné et l’a mis dans ses propres comptes en banque au lieu de payer l’armée, la police et d’autres organismes de la société civile ».

Au lieu de dire ça, le président Biden a dit qu’il avait fait quatre voyages en Afghanistan et combien il connaissait et faisait confiance aux proxies mis en place par les agences américaines. Ça l’a fait paraître très naïf. Même Donald Trump a dit publiquement qu’il ne faisait pas confiance aux rapports qu’on lui donnait et qu’il voulait dépenser l’argent à la maison, dans les mains des contributeurs de sa propre campagne plutôt qu’à l’étranger.

Biden aurait pu reprendre ce point en disant : « Au moins il y a un point positif : nous ne dépenserons pas davantage que les 3 trillions de dollars que nous avons déjà englouti là-bas. Nous pouvons désormais nous permettre d’utiliser l’argent pour construire des infrastructures domestiques à la place ».

Mais au lieu de dire ça, le président Biden a répété ce que ses conseillers néoconservateurs lui avaient dit, et qu’ils racontent sur les chaînes d’informations à la télévision à longueur de journée : « L’armée afghane a refusé de se battre pour son pays », ce qui voulait dire pour la force d’occupation soutenue par les États-Unis, comme si c’était réellement un véritable gouvernement afghan.

Les médias montrent les images du palais afghan et d’un bureau d’un des seigneurs de guerre. J’ai regardé à deux fois, parce que les peluches, les mobiliers misérablement excessifs ressemblaient exactement aux meubles de la demeure de 12 millions de dollars d’Obama à Martha’s Vinyard.

Les officiels d’Obama sont montés en exergue par les faiseurs de news. Sur MSNBC, John Brennan mettait en garde Andrea Mitchell à midi que les Taliban pourraient mener Al-Qaïda vers une nouvelle déstabilisation et même utiliser l’Afghanistan pour monter de nouvelles attaques sur les Etats-Unis. Le message était presque mot pour mot ce qui avait été dit aux Américains en 1964 : « Si nous ne combattons pas les Vietcongs dans leur pays, nous aurons à les combattre ici ». Comme si un seul pays avait une force armée assez importante pour conquérir n’importe quelle nation industrialisée dans le monde d’aujourd’hui.

Tous les membres de l’équipe américaine des « bombardements humanitaires » était là, y compris son bras de harpie, le front des organisations du Parti démocrate créées pour coopter les féministes à appeler à bombarder l’Afghanistan jusqu’à ce qu’il traite mieux les femmes. Essayez seulement d’imaginer comment l’image de Samantha Power, Madeleine Albright, Hillary Clinton, Susan et Condoleeza Rice, pour ne pas mentionner Indira Gandhi et Golda Maier, pourraient donner envie aux Taliban de créer leur propre génération de femmes ambitieuses et éduquées de cette manière-là.

Le président Biden pourrait s’être mis à l’abri des critiques des républicains en rappelant à son audience télévisée que Donald Trump avait appelé à un retrait de l’Afghanistan depuis le printemps dernier déjà – et maintenant, rétrospectivement, que l’État profond avait eu tort de s’opposer mais que Donald avait raison. C’est ce que son ordre de retrait reconnaissait, après tout. Cela aurait au moins limité les critiques de certains partisans de Trump.

Au lieu de ça, M. Brennan et les généraux ont paradé devant les caméras de télé pour critiquer Biden de ne pas avoir prolongé l’occupation jusqu’à l’automne, quand le froid aurait dissuadé les Taliban de combattre. Brennan a affirmé sur le plateau d’Andrea Mitchell que Biden aurait dû utiliser la tactique de son « Art de rompre les accords » en rompant la promesse de l’ancien président de se retirer au printemps dernier.

Retarder, retarder, retarder. C’est toujours la rengaine de ceux qui s’accrochent éternellement à refuser de voir la résistance qui grossit, espérant prendre ce qu’ils peuvent aussi longtemps qu’ils le peuvent – eux étant le complexe militaro-industriel, les fournisseurs de forces mercenaires et autres destinataires de l’argent que, selon ce que M. Biden dit curieusement, nous avons dépensé « en Afghanistan ».

La réalité est que bien peu des fameux 3 000 milliards de dollars ont été effectivement dépensés en Afghanistan. Ils ont été dépensés auprès de Raytheon, Boeing et autres fournisseurs de matériel militaire, auprès des forces mercenaires, et placés dans les comptes des proxies afghans pour que les États-Unis puissent manœuvrer pour utiliser l’Afghanistan afin de déstabiliser l’Asie centrale sur le flanc sud de la Russie et sur l’ouest de la Chine.

Il semblerait que la plupart des pays du monde reconnaitront rapidement le gouvernement afghan, laissant les USA, Israël, la Grande-Bretagne, l’Inde et peut-être Samoa isolés comme un bloc récalcitrant vivant comme les familles royales après la Première Guerre mondiale, toujours accrochés à leurs titres de ducs, princes et autres vestiges d’un monde révolu.

L’erreur politique de Biden a été d’accuser la victime et de dépeindre la victoire des Taliban comme la défaite d’une armée de lâches ne voulant pas se battre pour ses financeurs. Il a eu l’air d’imaginer que l’armée avait été effectivement payée, nourrie, habillée, armée dans les derniers mois, juste parce que les officiels américains avaient donné à leurs proconsuls locaux et à leurs supporters de l’argent dans ce but. Je comprends qu’il n’y a pas de véritable comptabilité de comment exactement les 3 000 milliards de dollars ont été effectivement dépensés, de qui a reçu des liasses de billets de 100 dollars sous film plastique transmises par la bureaucratie américaine de l’occupation. (Je parie que les numéros de série n’ont pas été enregistrés. Imaginez si cela avait été fait et que les USA pouvaient annoncer que ces billets étaient démonétisés !)

Les États-Unis sont maintenant (20 ans après le moment où cela aurait dû commencer) en train d’essayer de trouver un plan B. Leurs stratèges espèrent probablement achever en Afghanistan ce qui s’est passé après que les Américains ont quitté Saïgon : Une foire d’empoigne économique que les entreprises américaines peuvent coopter en offrant des opportunités commerciales.

Par ailleurs, on rapporte que l’Afghanistan pourrait poursuivre en justice les États-Unis et demander des réparations pour l’occupation illégale et la destruction toujours en court, au moment où le pays est encore bombardé par les rafales colériques des B-52 de Biden. Une telle revendication, bien sûr, ouvrirait les vannes pour des poursuites similaires par l’Irak et la Syrie – alors que la Hague en Hollande s’est montré être un tribunal fantoche de l’OTAN. Mais je m’attendrais à ce que les nouveaux amis de l’Afghanistan à l’Organisation de Coopération de Shanghai soutiennent une telle procédure, au moins pour bloquer tous les espoirs des compagnies américaines de poursuivre par des pressions financières ce que le Département d’État, la CIA et le Pentagone n’ont pas pu achever militairement.

Dans tous les cas, le coup d’envoi de Biden sur les vilains bombardements des centres Taliban peut seulement convaincre le nouveau pouvoir de solidifier ses négociations avec ses plus proches voisins régionaux et leurs promesses de sauver l’Afghanistan de toutes les tentatives américaines, britanniques ou de l’OTAN d’essayer et de revenir pour « restaurer la démocratie ». Le monde en a assez des « lois basées sur l’ordre » du Secrétaire d’État Antony Blinken, de la prétendue histoire du président Biden et de la mythologie sur laquelle la politique américaine ne cesse de se baser.

thesaker.is/biden-forfeits-his-afghan-victory-by-defending-his-deep-state-advisors

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Ce n’est pas par accident que les politiciens soutenus par les États-Unis sont si corrompus et dirigent des bureaucraties corrompues qui s’aliènent toujours plus les populations locales. Il y a une raison délibérée et pensée pour laquelle les diplomates américains choisissent de travailler avec, comme clients, de tels rapaces opportunistes qu’ils mettent en position de pouvoir. C’est précisément à de telles personnes que les sponsors américains peuvent faire confiance.

Imaginez que vous aidiez quelques idéalistes réellement démocrates dont l’objectif est de développer leur pays. Le problème est qu’on ne peut pas confiance à de tels individus pour suivre les buts diplomatiques américains. Ils pourraient agir de leur propre chef – et aller leur propre chemin, indépendamment de la direction américaine. C’est un risque que les diplomates américains ne choisissent jamais de prendre.

Le résultat est assez similaire à une bureaucratie d’entreprise, où le directeur général choisit les yes men (ou les yes-women s’il choisit la coloration protectrice d’une posture plus « woke »). De tels subordonnés soutiendront le chef dans ses manœuvres pour servir ses propres intérêts et pas pour contribuer à la bonne santé de la société. C’est pour laquelle Boeing a préféré des gestionnaires financiers à des ingénieurs dont la logique aurait pu refuser d’augmenter la financiarisation de la compagnie.

L’objectif de « l’aide » américaine n’est pas d’aider le pays – ou même pas d’aider « l’Amérique » – mais d’aider les exportateurs d’armes américains, les entrepreneurs, les grandes firmes d’engineering, et les idéologues néoconservateurs dans la CIA et le Département d’État, ainsi que les ambitieux généraux de l’armée qui cherchent des chemins de traverse vers des promotions et des retraites dans les conseils d’administration du complexe militaro-industriel. Tout ceci a été exprimé clairement par Zbigniew Brzezinski dans ses fameux conseils pour une stratégie hégémonique américaine sur le continent eurasiatique : son but devrait être « de prévenir la collusion, de maintenir une dépendance sécuritaire parmi les vassaux, de les garder dévoués et protégés et d’empêcher les barbares de se réunir ».

De quel genre de leaders locaux pourrait-on réellement attendre qu’ils mettent en place une telle politique ?

envoyé par Luccim



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