Après eux, les villes sont en ruine, les femmes sont encagées sous du tissu noir, on marie les fillettes à neuf ans et on leur interdit l’école.

Ils enragent de ne pouvoir livrer la Syrie et un sixième de la Chine (Xinjiang) aux djihadistes. Pour y parvenir, ils comptent sur votre soutien pro-démocratique.

Ne l’ont-ils pas ? Ne répétez-vous pas ce que disent les médias des neuf milliardaires, et le Monde, Libération, France Inter, BFMTV, Cnews, Arte, TF1, France Culture, Arrêt sur Images, etc. ?

Demain, vous n’irez pas voter ou vous voterez pour Le Pen ou Macron ou pour quiconque crie moins fort que Mélenchon (qu’importe le programme !).

Les pires d’entre vous iront au stade applaudir Messi. Comment es-tu tombé si bas, ô peuple régicide, peuple de la commune, du Front populaire, des maquis du Vercors et d’ailleurs ? Peuple qu’éclaira le siècle des Lumières et chez qui fut signée « La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen » ?

On raconte (Si non è vero, è ben trovato,) qu’un Allemand demanda à Picasso en montrant le tableau Guernica : « C’est vous qui avez fait çà ?  » Et Picasso lucide : « Non, c’est vous ».

Les crimes incessants des armées des Etats-Unis, de l’OTAN, d’Israël, sont commis par des assassins avec des peuples complices par leur passivité, des peuples qui se taisent devant « ces assassins que craignent les panthères et dont tremble un poignard quand leur main l’a touché » (Aragon).

Il serait temps de comprendre de qui parlait le poète turc Nazim Hikmett.

Il serait temps de dire à ceux « qui n’ont rien fait, msieur ! » (sic), qu’on assassine grâce à eux, qu’on détruit des pays pendant qu’ils applaudissent un tir au but, qu’on asservit des millions de femmes pendant qu’ils participent à la marche blanche pour la fillette disparue de leur village, « le coeur bien en paix, la conscience claire et Dieu à leurs côtés ».

Maxime VIVAS





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