Les concepteurs du troisième vaccin russe développé à partir du virus SRAS-CoV-2 inactivé ont publié les résultats des essais précliniques sur l’immunogénicité et la sécurité de la préparation dans la revue Emerging Microbes & Infections.

Les essais précliniques du vaccin russe CoviVac, développé par le centre Tchoumakov, sur les animaux ont duré plus d’un an. Les résultats parus dans Emerging Microbes & Infections attestent de sa sécurité et du fait que la préparation assure une immunité durable.

Au cours de l’année, les concepteurs ont surveillé l’état de santé et le niveau de protection des souris, cobayes, hamsters syriens et singes vaccinés par rapport aux animaux des groupes témoins. Il s’est avéré que la préparation avait assuré une réponse immunitaire humorale stable sous la forme d’anticorps spécifiques et neutralisants le SRAS-CoV-2, IgG et NAb, respectivement.

Les niveaux de ces derniers n’ont pas diminué significativement au cours de la période d’observation.

Deux actes de vaccination ont efficacement protégé les hamsters syriens d’une pneumonie grave avec une infection virale intranasale vivante, constatent les chercheurs dans l’article.

Vaccin vs placebo?

La préparation n’a montré aucun signe de toxicité et n’a pas provoqué d’allergies chez les participants à l’expérience, est-il encore relevé.

En outre, les chercheurs n’ont pas observé de changement chez les animaux vaccinés par rapport aux groupes placebos. Tous les indicateurs s’inscrivaient dans la norme physiologique.

Vaccin et grossesse

Pour étudier un effet négatif possible des préparations contenant la protéine du coronavirus, les chercheurs ont testé le CoviVac sur des souris enceintes.

«L’administration multiple du vaccin CoviVac à des rats mâles et femelles n’a pas eu d’effet négatif sur les fonctions de reproduction des animaux et n’a pas affecté le développement de la progéniture», ont-ils déduit.

Conclusions

Le vaccin «n’a montré aucun signe de toxicité aiguë/chronique, reproductive, embryo-fœtotoxicité», ainsi qu’aucune réponse allergique.

«Le vaccin a produit une réponse immunitaire humorale stable et robuste à la fois sous la forme d’anticorps IgG et AcN spécifiques chez les rongeurs et les primates non humains. CoviVac a montré un effet protecteur contre l’infection par le SRAS-CoV-2 chez les hamsters syriens», concluent les scientifiques, ce qui ouvre la voie aux essais ultérieurs.

Question de préqualification

À la différence des deux premiers vaccins russes, le CoviVac est développé sur la base de l’antigène du coronavirus SARS-CoV-2 inactivé.

Fin avril, le centre Tchoumakov a déclaré avoir déposé les documents nécessaires auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour préqualifier son produit. Les vaccins approuvés par l’OMS comme étant acceptables pourront être utilisés par les institutions des Nations unies afin de vacciner les populations des pays qui ne peuvent se permettre d’acquérir des préparations appropriées.





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