Joe Biden doit être informé des progrès de l’enquête menée par les services de renseignement américains sur les origines de la pandémie de Covid-19 mais ce rapport ne répondra sans doute pas à toutes les questions sur l’apparition de l’épidémie en Chine.

Le Président des États-Unis a ordonné en mai aux agences de renseignement américaines de s’efforcer de résoudre leurs différends sur les principales hypothèses retenues sur l’origine de l’épidémie, dont celle de la possibilité d’un virus échappé d’un laboratoire en Chine et celle d’une transmission à l’homme par des animaux, comme des chauves-souris ou des oiseaux.

Les conclusions de trois mois d’investigations doivent être présentées au Président ce mardi même si la publication des parties non confidentielles prendra probablement quelques jours de plus, a précisé la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki.

Trois responsables du gouvernement américain et une quatrième personne proche de l’enquête ont cependant déclaré qu’ils ne s’attendaient pas à ce que l’enquête aboutisse à des conclusions solides, la Chine ayant contrecarré les précédentes tentatives étrangères visant à recueillir des informations clés sur le terrain.

Un responsable américain a évoqué la possibilité que l’enquête évoque d’autres pistes, y compris des exigences envers la Chine qui sont susceptibles d’aggraver encore les tensions avec Pékin.

«Il est fondamentalement impossible de mener une véritable enquête si l’une des principales parties ne veut pas coopérer», a dit Thomas Wright, membre de la Brookings Institution et auteur de «Aftershocks», un livre sur la pandémie signé avec le sous-secrétaire à la Défense de Biden, Colin Kahl.

Enquêtes de l’OMS et de Pékin

Les origines du Covid-19, qui a tué 4,6 millions de personnes dans le monde selon un décompte de Reuters depuis que les premiers cas de contamination ont été identifiés dans la ville chinoise de Wuhan en décembre 2019, restent à ce jour inconnues.

Une équipe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a passé quatre semaines à Wuhan et dans ses environs en janvier et février a déclaré que le virus avait probablement été transmis des chauves-souris à l’homme via un animal «intermédiaire».

Cependant, son rapport, publié fin mars après avoir été rédigé conjointement avec des scientifiques chinois et concluant que la théorie d’un accident de laboratoire était «extrêmement improbable», n’a pas satisfait Washington.

Selon des personnes familières des services de renseignement, il n’y a eu ces derniers mois que peu d’éléments corroborant la propagation «naturelle» du coronavirus par des animaux sauvages.





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