En analysant les entretiens vidéo de plus de 500 détenus masculins, les chercheurs ont constaté qu’il était possible de déceler les individus psychopathes et asociaux en observant leur langage corporel. Explications.

Citation Robert Hare

Une analyse du langage non-verbal

À quoi reconnaît-on un psychopathe ? Si vous êtes fan de séries policières ou de documentaires de true crime, cela ne vous a sans doute pas échappé qu’un tueur en série peut ressembler à Monsieur Tout-le-Monde. Pourtant, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université du Nouveau-Mexique, aux États-Unis, il est possible de diagnostiquer les personnes ayant des tendances psychopathes ou asociales. Publiées dans le Journal of Research in Personality, les conclusions de ces nouveaux travaux se basent sur l’analyse d’enregistrements vidéo d’entretiens menés auprès de détenus masculins âgés de 18 à 62 ans.

Posture stationnaire et regard fixe

Les chercheurs se sont aidés d’un test appelé « Liste de contrôle de la psychopathie révisée » du docteur Robert Hare (PCL-R) pour élaborer une intelligence artificielle capable d’évaluer les tendances psychopathes ou asociales d’un individu. Les résultats de la modélisation ont montré que les personnes ayant des traits psychopathes adoptaient un langage non verbal bien spécifique. Par exemple en tournant très peu la tête durant les entretiens vidéo. Les chercheurs détaille ce qui suit :

« On observe notamment que les individus psychopathes ont tendance à regarder la caméra directement et fixement, et ont moins tendance à pencher la tête. Les personnes ayant un comportement antisocial diversifié, grave et persistant présentent une orientation plus rigide et plus ciblée de leur tête pendant les interrogatoires. »

De précédentes études avaient rapporté des éléments similaires, par exemple des mouvements oculaires et des clignements des yeux moins prononcés chez les personnalités asociales. Selon un psychiatre étatsunien, la psychopathie serait même décelable à travers certaines micro-expressions faciales. Kent Kiehl, professeur de psychologie à l’université du Nouveau-Mexique et principal auteur de l’étude affirme ainsi que

« Beaucoup d’informations sont présentes dans le langage corporel et la dynamique interpersonnelle lors des entretiens cliniques. Le décodage de ces entretiens peut fournir des détails utiles sur les différences de comportement individuel des détenus. »

Source de l’article publié le 23 août 2021 : FranceSoir



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